lundi 27 octobre 2008

Tasting vins du Médoc, Cloche et tambours, Hutong, Colline de Charbon, et Silk Market… (21 au 27 octobre 2008)

IMGP1737Semaine bien chargée mais avec un événement bien agréable, l’organisation deIMGP1724 la dégustation des vins de Médoc au Hilton de Pékin. Que de beau monde et d’amoureux des bonnes choses. Deux stands n’ont pas de représentants alors Adèle, une collègue, me demande d’assurer le service. Pas de problème mis à part que je ne connais pas le vin que je sers et ne parle pas chinois alors c’est facile de répondre IMGP1732aux interrogations des restaurateurs et journalistes ! A chaque fois que quelqu’un me demande quel vin je leur conseille, je leur présenteIMGP1730 toujours le même, juste parce qu’un connaisseur a utilisé le terme « interesting » quelque minute plus tôt… Après quelques heures d’aide à l’organisation, Charles, le directeur Chine de Sopexa me propose à mon tour quelques bons vins à tester. Je ne me fais pas prier, je goûte plusieurs vins délicieux, oubliant IMGP1736parfois, enfin souvent de cracher, bah oui, quel gâchis ! Le seul souci, c’est qu’au bout d’un moment, vous sentez que la terre tourne vraiment ! Laura, point d’ivresse au travail ! Le plus drôle, c’est que Charles m’explique que les Asiatiques sont allergiques au tanin, c’est pour ça qu’ils sont rouges sur le visage. Je comprends pourquoi moi aussi j’ai les paumettes pourpres, suis un quart asiatique dans le fond!

IMGP1741Vendredi soir, mes collocs m’emmènent dans une boîte de nuit, le Blink. Le lieu est chouette, très à la mode avec des filles habillées  soit avec des manteaux de fourrure blancs, des talons de 15 cm ou soit en Sailor Moon et autres tenues tout droit sorties du dessin animé japonais « Le collège fou, fou, fou ». Au niveau musical, au secours, c’est que du hip hop, et moi, je n’arrive à danser sur un joey star américain ! J’ai tenu 2 heures, c’est déjà une belle performance je vous assure et suis rentrée.

IMGP1746Samedi, je prends un taxi, direction Dianmenwai Dajie, pour aller visiter la Tour duIMGP1747 Tambour (Gulou), bâtie en 1272, soit l’un des plus anciens édifices de Pékin, dans le district de Dongcheng. Elle représentait le centre de l'ancienne capitale mongole de Kubilai Khan, Dadu. A cette époque, une clepsydre marquait le temps et des hommes étaient chargés de frapper les heures en tapant sur les 24 tambours. Il y avait à l'origine un gros tambour et 24 petits. Les tambours étaient frappés quatre fois par heure, toutes les 15 minutes. A 19h00 les tambours annonçaient le début de la nuit. A 05h00 les tamboursIMGP1752 IMGP1751annonçaient l'heure du réveil. La Tour du Tambour a marqué les heures de 1272 à 1911 sous le règne des empereurs de trois dynasties, les Yuan, les Ming et les Qing. Pour y accéder,  je dirais qu’il faut être bien chaussé et surtout avoir des jambes solides, sans oublier que si vous avez le vertige, laissez tomber ! Pour atteindre le sommet de la Tour du Tambour, il faut emprunter  un escalier raide mais raide, et ce, pour arriver à un balcon qui domine la ville, offrant une vue magnifiques sur les hutong, les vieilles ruellesIMGP1770 de Pékin, et la Tour de la Cloche (Zhong lou) que j’ai visitée ensuite. Autant vous dire IMGP1753que pour monter à la tour de la Cloche, même galère d’escaliers ! Construite plus tardivement, en 1420 sous la dynastie Ming et restaurée en 1745 par l’empereur Qianlong, la cloche de Zhong lou est la plus grande et la plus lourde de toute la Chine. Elle mesure 7 mètres de haut et pèse 63 tonnes. Cette cloche de bronze pouvait être entendue jusqu’à une distance de 20 kilomètres. Selon la légende, l’artisan quiIMGP1777 était chargé de fabriquer cette cloche avait passé un an sans pouvoir réaliser IMGP1772l’objet parfait. Pour épargner son père de la colère de l’empereur, sa fille décida de se sacrifier en se jetant dans le chaudron afin d’obtenir l’aide des dieux. Son père tenta de la sauver mais ne pu récupérer qu’une petite chaussure brodée de sa fille. Mais le sacrifice ne fut pas vain puisque la cloche était enfin parfaite. L’empereur accorda à la famille de l’artisan le titre de Déesse du Fourneau Doré et un temple fut élevé en son honneur près de la fonderie… Quel dévouement, ça fait froid dans le dos non ! Se sacrifier pour obtenir le titre de « Déesse du fourneau doré », quelle énorme blague !

IMGP1785Je poursuis ma promenade dans les Hutongs, multitudes de petites alléesIMGP1778 flanquées de Siheyuan (demeures traditionnelles), emblématiques du vieux Pékin. Là, vous pouvez découvrir « la vraie vie » d’ici, les marchés qui ne paient pas de mine mais où les odeurs vous enivrent, les vieilles femmes assises par terre qui discutent, les hommes qui jouent aux cartes attablés autour d’un vieux tonneau… D’un coup, vous avez le sentiment d’être IMGP1779véritablement ailleurs, dans un lieu hors du temps, où la technologie et tout élément qui constitue la vie moderne n’existe pas, ça fait du bien. Je marche entre des enfants qui jouent, des vélos, des charrettes de vendeurs de bois, je range mon appareil photo dans mon sac, je profite de l’instant, le temps semble s’être arrêté…

J’arrive dans une rue plus passante et aperçois les toilettes publiques. Il fautIMGP1789 absolument que j’aille y faire un tour pour visiter. Non, je ne suis pas dingue, j’ai bien dit « visiter ». Vous allez me demander IMGP1790pourquoi, je suis sûre ! Et bien parce que c’est une curiosité pour nous Européens pudiques ! Il faut savoir qu’ici, les toilettes n’ont pas de portes, vous faîtes vos besoins en communauté, tout le monde vous regardent quand ils font la queue et ça ne gêne personne…, sauf vous ! Pas très facile de faire pipi, lorsque vous êtes accroupie et que vous avez une Chinoise qui vous regarde droit dans les yeux, enfin je suppose dans les yeux !

Le soir, nous sortons dîner dans un restaurant Taïwanais avec mes 3 collocs et un ami à eux, un vrai délice…

IMGP1796Dimanche, je file au par de la Colline de Charbon (景山公), situé juste derrièreIMGP1799 la Cité interdite, c’est l’un des anciens jardins impériaux les mieux préservés de Pékin. Après 108 mètres de montée, le spectacle est grandiose. Le Pavillon Wanchuan (10 000 Printemps) surplombe la colline. D’une superficie de 530 m², l’édifice est gardé par le Bouddha Vairocana dont les épaules ont été recouvertes d’une étoffe jaune, couleur IMGP1801impériale. La vue sur l’ouest de la ville, avec les trois bâtiments en forme de bateaux de Xizhimen, sur les lacs, le quartier commercialIMGP1815 de Wangfujing et surtout sur les toits symétriques dorés de la Cité interdite est magique ; « Clic », la photo est prise ! Je redescends, intriguée par des chants venant du parc. Partout, des hommes et des femmes, environ 200, sont rassemblés pour chanter, c’est incroyable, leurs chants IMGP1818sont si puissants que des frissons me parcourent le corps jusqu’à me faire sortir des larmes, quelle puissance et quelle vague d’émotion, c’est fantastique ! Je continue ma promenade dans cetteIMGP1822 quiétude ambiante, de nouveau, des chants se font entendre au détour d’un bouquet d’arbres, indistinctement d’abord, avant de monter crescendo. Prodigieux, un nombre sans fin de personnes de tout âge improvisant une nouvelle chorale. Un moment inoubliable…

IMGP1837Je me rends ensuite au fameux marché de la soie (XiuShui), véritable institution à Pékin. Centre commercial de cinq étages vous pouvez trouver nonIMGP1832 seulement de la soie et des tissus, mais aussi des produits de luxe, maroquinerie, montres, bijoux, des perles, de l’électronique, des vêtements de toutes les marques, enfin des fausses surtout !

Véritable temple de la contrefaçon, ce marché est bruyant, vous vous faîtes archi sollicités de toute part, alors un conseil, avant de pénétrer dans la caverne d’Ali Baba, mieux vaut être en forme. Pour ma part, IMGP1835j’affiche la couleur directement, je vis à Pékin, je travaille à Pékin, pas de prix de touriste ! Après avoir sélectionné quatre vêtements ravissants dont une robe en soie orangée, je lui demande le prix. La vendeuse meIMGP1838 demande de patienter avant car elle veut d’abord faire payer les Américaines, qu’elle va arnaquer d’ailleurs : 2 petits hauts en acrylique, tarif annoncé 1000 RMB (l’équivalent de 100 euros). Les Américaines repartent avec les hauts pour 420 RMB après négociations. Je fais comprendre à la vendeuse que moi, hors de question de suivre ces prix. Pour mes 4 habits, elle m’affiche 1200 RMB, je refuse et après 15 minutes de négociations et un long saignement de nez plus tard, je repars avec l’ensemble pour 400 RMB (40 euros), un vrai « Shark » comme elle dit ! Une fois à la maison, mon colloc New Yorkais qui connaît bien les prix ici, confirme que j’ai vraiment bien négocié. Que ça fait du bien de ne pas se sentir arnaquée !

La semaine redémarre déjà, alors un bol de riz et au lit…

Posté par laura le berre à 03:46 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Tasting vins du Médoc, Cloche et tambours, Hutong, Colline de Charbon, et Silk Market… (21 au 27 octobre 2008)

    Hello poule ! Quelle vie trépidante en effet... Je vois que tu t'éclates toujours autant, gare à l'abus de vin rouge, tes dents vont encore être violettes !
    Gros bec, bonne semaine

    Posté par gogo, lundi 27 octobre 2008 à 11:51 | | Répondre
  • Eh bé de notre trou Trifouilli Les Oies, je me marre trjd autant. Pas de fraiches news de Nico et je me dde bien comment vit il tout cela ? On se comprend. Eclate toi bien !!

    bisous

    cindi

    Posté par cindirela, mardi 28 octobre 2008 à 21:29 | | Répondre
  • Coup de foudre

    ... Cette robe orange est vraiment trop belle ! On dirait une Vanessa Bruno collection printemps-été 2006.

    Bref, en dehors du shopping, des soirées et de la bouffe qui ont l'air tops, je suppose que ça doit être une sacrée expérience pro pour toi ! Combien de temps comptes-tu rester là-bas ?

    Bizz
    Sandrine

    Posté par Sandrine, mardi 2 décembre 2008 à 10:33 | | Répondre
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