lundi 15 décembre 2008
Le mot de la “faim”… (15 Décembre 2008)
Hormis le fait que je viens de perdre ma carte de crédit aujourd'hui même (quelle tuile!)
, merci aux 1700 visiteurs de mon blog pendant ces 4 mois, je prends l’avion dans
quelques heures, direction ma contrée, celle du vin rouge et du fromage qui « sent les pieds », la France ! Bye bye raviolis et sushis, bonjour tartiflette et tartes salées/salade ! Remarque je dis ça alors que j’ai été élevée au riz, je suis tombée dans le « Rice cooker » quand j’étais “petit”! Ben oui, vous avez vu ça comme je suis « rond comme un ballon », on dirait une boulette de viande ou une perle de coco ! Et puis n’oublions pas que du nuoc-mâm coule dans mes veines ! Vous savez bien, cette sauce à base de poisson fermenté dans une saumure, l’un des principaux ingrédients de la cuisine
vietnamienne. D’ailleurs à y regarder de près, j’avais les yeux un peu bridés
quand j’étais un « mini pouce », non ? Et ça, je le dois à ma chère grand-mère paternelle, ma Mamie Nom. Fière ? Pas qu’un peu, oui!
Après 4 mois en Chine, à vivre en collocation avec Kit, le British, Danny, l’Hawaïen et Dado, le New-yorkais, je dois dire que je me sens aujourd’hui complètement « fluent » anglais/chinois, par exemple je peux dire des trucs du style : « What’s your « nem »? ». Je dois avouer que j’ai quand même failli me transformer en une
vraie américaine, notamment le jour où j’ai dévoré une pizza dans mon lit, sirotant un coca light, ho mon Dieu Laura, ressaisis-toi! Je quitte ce pays en pensant que je reste toujours une petite frenchie car je ne crache toujours pas par terre, je ne jette toujours pas mon papier toilette à la poubelle et je ne me suis toujours pas laissée pousser l’ongle du petit doigt pour me curer le nez, les dents et les oreilles avec! Ouffff, j’ai survécu! Je rentre pour tout vous raconter autour d’un pt’it verre de rouge. Et comme on dit si bien chez nous : « t’Chine, t’Chine »…
dimanche 14 décembre 2008
Marché aux fleurs et aux oiseaux, Today Art Museum, Tour CCTV… (13 et 14 Décembre 2008)
Une soirée assez déjantée au Song vendredi soir, avec un DJ électro
chinois aux allures d’Austin power, une guest star du cinéma chinois, le tout dans une ambiance house des plus dingues… J’ai passé un bon moment en compagnie de mes collocs et d’autres américains, regrettant l’atmosphère désormais non enfumée de nos boîtes de la night ! Les
chinoises étaient toute apprêtées, on aurait dit un défilé haute couture. Le plus dommage pour elles, c’est que l’acteur soit
disant hyper connu et trop, trop bôôôôôôô (soit disant encore !) crachait du champagne dans la foule ! Enfin, elles avaient l’air d’apprécier… Remarque ici, cracher c’est comme nous cligner des yeux, c’est normal, vital et tout le monde le fait ! Moi, s’il m’avait craché dessus, je crois que star ou pas star, je lui aurais fait pareil !
Samedi après-midi, je me rends au marché aux fleurs et aux
oiseaux. On se demande bien pourquoi ça porte ce nom d’ailleurs car moi, je n’y ai vu que des poissons ! Il y a bien une centaine d’échoppes qui vendent des poissons de toutes les tailles, toutes les couleurs, c’est complètement dingue comme les chinois en sont friands ! Oula, d’un coup j’ai un doute, c’est bien pour les aquariums qu’ils les vendent, ils ne les mangent pas j’espère ! Ici rien ne m’étonne plus, ils mangent absolument tout, tortue, serpent, iguane, tout y passe à la casserole. Maintenant, quand je vois un chien ou un
chat dans la rue, je ne peux pas m’empêcher de l’imaginer en steak ou en col de manteau, c’est horrible ! Enfin, je poursuis la promenade dans ce lieu absolument pas fréquenté par les touristes (pour une fois), et là, je me faufile parmi des vendeurs de noix mais aussi de criquets ! Pauvres insectes, les chinois les enferment dans des petits récipients troués et comme ça c’est rigolo, tu peux ramener une ambiance « provence » chez toi ! Je trouve ça d’une cruauté mais apparemment ça ne choque que
moi, les Chinois sont fans et font tous joujou avec leur petite boîte ! Un peu plus loin, j’entends les sifflements d’oiseaux, ha tout de même, il y a des volatiles quelque part sur ce marché ! Et bien je ne suis pas déçue, c’est seulement des types qui jouent avec des sifflets imitant les petits « cuicuis ». D’ailleurs sans jeu de mots, pour être cuits, ils le sont les oiseaux là-bas, je me retourne et tombe devant plusieurs échoppes de rue qui vendent des plantes mais aussi des plumeaux ! Comme sont nom l’indique, dans plumeau, il y a plume. Ha maintenant j’ai compris qu’au marché aux oiseaux, tu peux acheter un oiseau pour nettoyer ta poussière !
Après ça, je file du côté de Sanlitun pour le déjeuner, et dans le
taxi, je prends quelques clichés des immenses buildings de Pékin, comme la Tour CCTV, l’incroyable tour de la télévision centrale de Pékin. Comme le dit ses architectes Ole Scheeren et Rem Koolhaas, : «La CCTV est une boucle, sans début, ni fin, sans haut et sans bas». L’édifice complètement délirant défie toutes les lois de la gravité. Composées de 10 078 tiges d’acier, hautes de 234 mètres, les deux tours viennent de se rejoindre pour former une boucle. Un vrai travail de génie !
J’arrive à mon petit resto fétiche de Sanlitun et me commande
quelques plats absolument divins, tels que les Xiǎolóngbāo aussi appelés « dumplings soup », petits raviolis au porc et coquilles Saint-Jacques, au crabe, aux crevettes… dans lesquels il y un également de la soupe. Vous aspirez le jus puis croquez le tout ; le reste explose en bouche… Un pur bonheur pour les papilles. Je me commande un riz absolument délicieux, dommage que je ne sache pas le cuisiner !
Après cette pause gourmande, je prends un taxi direction le « Today
Art Museum ». Et là, je dois vous dire que j’ai vécu un moment abominable… Hormis le fait que le chauffeur conduit comme un manche ; ici c’est fréquent, pas de ceinture et des accidents évités de peu à chaque kilomètre (on se croirait dans un jeu vidéo, plus tu écrases de passants, plus tu as
de points, ouaiaiai… et ce jusqu’au Game Over !) ; et bien l’odeur du taxi est une véritable infection ! Il pue…, mais il pue,
mon dieu c’est insoutenable ! Pour vous donner une idée, je dirais que le chauffeur sent une odeur à cheval (pour ne pas dire « de » cheval ou de poney d’ailleurs) entre le « pas lavé depuis, holala depuis…toujours, et la vieille odeur de mal séché. Et la cerise sur le gâteau, il ne fait que faire des rots à l’ail ! Je suis au bord de l’évanouissement, sortez moi de là !!! Finalement, j’arrive vivante au « Today
Art Museum », de l’air…
Le Today Art Museum , premier musée d’art chinois établi sur des bases
non lucratives et indépendantes regroupe des oeuvres d’artistes chinois mondialement reconnus tels que Fang Lijun, Zhang Xiaogang, Wang Guangyi, Yin Zhapyang, Liu Wei, Lu hao, Liu Xiaodong... Les collections sont contemporaines et oscillent entre le passé et le futur. C’est vraiment un lieu à visiter à
Pékin ! Rénové par l’architecte Wang Hui, le bâtiment principal du musée, qui n’est autre qu’une ancienne
brasserie, se trouve dans la zone CBD. La surface d’exposition est immense et sur plusieurs niveaux, en tout, pas moins de 2 500 mètres carrés d’exposition. Cet univers me donne à mon tour des élans d’artiste : « Ma qué la
diménsionne socialé é intélectual dé l’artista abordé ici dé maniére décadenté, réouni dé façon incrédiblé la véritablé natoure dé l’homme sour oune fond
pictoural… ! »
vendredi 12 décembre 2008
Dernier jour de travail avant… Avant quand d’ailleurs !?! (12 Décembre 2008)
Hier soir, dîner de fin de mission avec mes collègues de travail à l’Hôtel Hyatt, au
fameux restaurant « Made in China » pour déguster le meilleur canard laqué de Pékin : une pure merveille…
Comme vous le savez, je réalise depuis Septembre ma mission de fin d’étude dans une agence de communication française ayant une antenne en Chine, à Pékin. Pour des
raisons de secret professionnel, je n’ai pas réellement pu vous faire part de mes activités. Aujourd’hui est mon dernier jour à l’agence, et si je
vous faisais part de mon petit bilan ?
L’agence pour laquelle je travaille est une agence spécialisée en marketing et communication alimentaire ainsi que de l'Art de vivre à la française. Elle conçoit et met
en place pour le compte de ses clients - entreprises et filières agroalimentaires - des campagnes de communication valorisant leurs produits et leurs marques made in France sur tous
les marchés.
Implantée en France et dans 27 pays étrangers, cette agence intervient au total dans plus de 50 pays. Cette dimension
internationale m’a plue immédiatement, d’autant plus que cette agence exerce dans le secteur d’activité qui me passionne : le secteur alimentaire qui plus est, la gastronomie française.
N’ayant jamais réalisé de stage à l’étranger, il me semblait plus qu’essentiel de
partir pour prouver par une action concrète cette véritable ouverture sur le monde
et sur les autres.
Passionnée par l’Asie depuis toujours, du fait de mes origines (ma grand-mère paternelle étant vietnamienne/laotienne), je souhaitais partir sur ce continent pour une expérience de vie.
La Chine était une évidence pour y réaliser ma mission de fin d’étude car c’est le pays
qui révolutionne actuellement le marché du travail : impossible aujourd’hui d’ignorer cette superpuissance mondiale.
Partir là-bas, seule, m’a montré à quel point ma détermination de bouger avec mon temps et ce côté alerte aux évolutions qui m’entourent étaient puissantes. Je ne parle pas un mot de chinois et mon anglais était vraiment basique. Le choc des cultures a été très intense mais je ne me suis pas arrêtée là. En effet, vu mon niveau d’anglais, je me suis ajouté une difficulté, j’ai cherché exclusivement des colocataires anglophones pour perfectionner cette langue. Choix que je ne regrette aujourd’hui absolument pas car je vis avec deux Américains (un Hawaïen et un New-Yorkais) et un Anglais et je dois avouer que mon niveau d’anglais a réellement progressé. N’est-ce pas un comble de partir en Chine pour faire progresser son niveau d’anglais… Mon chinois quant’ à lui est ce qu’il y a de plus basique, juste de quoi se débrouiller pour vivre ; même si, je travaille avec des Chinois tous les jours. Mes collègues sont tous Chinois et francophones, parler le français est un des critères d’embauche ici car les clients sont français et ne parlent souvent pas la langue du pays où ils exportent.
Autre élément essentiel, je souhaitais découvrir l’expérience agence, qui me manquait jusque-là, ayant réalisé toutes mes missions chez l’annonceur. Il me semblait crucial de connaître ce milieu, ce rythme de travail et cette ambiance « agence ».
Mes missions sont diverses mais sont avant tout centrées sur la création de plans Marketing essentiellement pour des clients du secteur viticole français.
Par exemple, j’ai travaillé pour les vins d’Alsace, les vins du Bergerac, les vins du Sud Ouest, les vins du Beaujolais, les vins de Saint-Émilion…Tout l’enjeu est de trouver une stratégie percutante pour promouvoir ces vins en Chine, pays où ces vins français sont méconnus et fortement concurrencés par les vins du Nouveau Monde, les coutumes locales, et les habitudes de consommation orientées sur les alcools forts et la bière.
La stratégie à adopter est très délicate à mettre en œuvre car nous avons à faire à un public novice en la matière. Hormis les vins de Bordeaux qui jouissent d’une notoriété forte, tous mes modes de réflexion antérieurs en la matière sont à écarter pour faire place à un fonctionnement totalement différent. Mes références françaises sur la stratégie à mettre en place est inutile ici, il faut faire abstraction de tout ce que je connaissais jusque là pour pouvoir me mettre dans la peau d’un consommateur Chinois ayant un mode vie, des valeurs et un référencier totalement différents. Je dois avouer que c’est aussi déroutant que passionnant. Vous imaginez la promotion d’un vin en France grâce à une mascotte « Hello Kitty » ; ici tout est possible.
Les différences culturelles apparaissent parfois comme des barrages car il faut passer outre les incompréhensions existantes entre nos deux cultures.
Les réelles difficultés auxquelles j’ai été confrontée dans mon travail sont toutes liées aux barrières culturelles. Nous avons une conception très différente dans l’élaboration de la stratégie d’un plan marketing. Pour moi, un plan solide qui tient la route repose sur une stratégie sans faille, très travaillée et réfléchie. Pour les Chinois, et cela m’a été clairement dit comme ceci « La stratégie ne sert à rien, c’est du blabla, ce qui compte ce sont les actions ». J’ai eu beau argumenté de façon très imagée que selon moi, la stratégie représente les fondations d’une maison et que les actions qui en découlent sont les artifices du type couleur des murs, ou aménagement des meubles, mais rien n’y a fait. De ce postulat, je vous assure qu’entre mon plan de communication et celui d’un de mes collègues, il y a des différences énormes.
Travailler avec des Chinois est vraiment très compliqué car à ce problème s’ajoute celui de la fierté. Si vous osez critiquer, de façon constructive bien entendu, ils s’offusquent, se vexent et donc se ferment. Il m’est arrivé plusieurs fois de devoir me fâcher et expliquer que la susceptibilité et le travail ne faisaient pas bon ménage… Mais dès qu’ils « perdent la face », le sujet du manque de respect intervient, c’est épuisant je vous assure… Je ne peux enfin pas oublier l’importance de la hiérarchie, non seulement je suis stagiaire et ils sont chefs de projets alors il
faut être très délicat pour expliquer ce qui ne va pas dans un plan de communication, il faut faire preuve de beaucoup de tact, ce qui n’est pas toujours évident lorsqu’ils vous soutiennent mordicus que leur stratégie est excellente et que c’est vous qui n’avez rien compris.
J’ai travaillé sur un aspect de mon caractère qui n’était jusqu’ici pas mon point fort : la patience. Mettre de l’eau dans son vin est un sacrilège mais la diplomatie dans le travail est une nécessité.
Etant quelqu’un de très « Pushy », qualificatif souvent utilisé à mon égard (une fois encore par ma maître de stage actuelle, qui considère cela comme une qualité), je dois parfois faire attention à ne pas « brusquer » mais seulement « réveiller en douceur » pour avancer… Je ne sais pas encore quel travail je vais trouver à l'issue de ce stage mais une chose est certaine, il y aura un lien, voire un rapport direct avec le secteur alimentaire. Je laisse les choses venir, une belle opportunité se présentera bien...
Pour ceux qui souhaitent venir travailler en Chine, dites-vous que la route sera sûrement éprouvante, le parcours semé d’embûches mais l’expérience reste fabuleuse. Parole de Moi…
jeudi 11 décembre 2008
Trois petits fours et puis mangeons… (8 au 11 Décembre 2008)
Une semaine placée sous le signe de la bonne cuisine avec des déjeuners et des
dîners fort agréables. Côté travail, un canard laqué en compagnie du Directeur international du groupe L... Venu en Chine pour la promotion de leur huile (qui commence par un i et qui finit par un chiffre), vous savez bien cette huile « nutritionnelle » qui ne fait pas certainement pas grossir ! Leur pub le dit si bien avec « L…, faites-vous du bien » !
Le soir, dîner avec des copains de mes collocs dans un japonais, où nous avons fait un remake de « La grande bouffe », je ne sais pas
combien de plats il y a sur la table mais elle en est couverte! Des sushis, sahimis, beignets, soupes miso et udon, des rolls, des algues, des tempuras, des raviolis frits…, et j’en passe, mon estomac est en train de me laisser tomber, impossible d’arriver au bout! N’avons-nous pas eu les yeux
plus gros que le ventre ? Après le dîner, les amis de mes collocs nous proposent de passer chez eux : un vrai musée! La décoration est incroyable, les meubles sont de style asiatique et il y a des tableaux partout représentant des femmes chinoises de façon vraiment moderne. Le contraste entre tous les éléments composant l’appartement me séduit réellement.
Autre lieu intéressant que je vous avais déjà présenté : le Din Tai Fung, véritable
institution du ravioli. Rien que pour le plaisir, j’ai pris une soupe de raviolis au porc et aux légumes et des raviolis vapeurs aux légumes…, et ce moment d’intense régal se passe de tout commentaire…Je sais ce que vous allez me dire : « Et moi ce matin j’ai mangé une pomme »!
Autre grandiose nouvelle, je suis enfin diplômée de mon Bac + 5, et oui c’est pas trop tôt, finie la vie étudiante! Je peux enfin rejoindre la plus grande agence française qui "emploie" près de 2 millions de personnes : L’ANPE! Mais avant, j’attends de profiter de mon moment de gloire, la remise des diplômes quoi! Notre cher parrain de promo nous attend le 18 décembre prochain pour un vrai JT en direct live! Et oui, c'est...PPDA!
dimanche 7 décembre 2008
Opéra de Pékin, Marché de la soie… (6 au 8 Décembre 2008)
Ce week-end, je me rends à l’Opéra de Pékin, non pas pour y voir un spectacle
mais pour aller en découvrir l’architecture absolument étonnante. Imaginé par l’architecte Paul Andreu, il est ouvert depuis décembre 2007. 219 400 m² de surface de construction, l’Opéra s’étend sur 150.000 m² et se situe sur l’avenue Chang’An à Pékin. Le bâtiment ressemble à un ovni, c’est une sorte de coque en titane et verre, vraiment étonnante. Le complexe est conçu comme une île puisqu’il est dans un plan d’eau artificiel. Comme les températures sont négatives en ce moment, il ne me manque plus que mes patins à glace pour aller voir l’intérieur, malheureusement fermé au public, hors représentation.
Le soir, je rejoins Camille à son appart, pour une petite soirée « vin » entre filles, c’est chouette de boire une bonne bouteille de Médoc et de parler de pleins de trucs de fille. Après, nous filons au Face pour grignoter quelques petites choses et surtout, boire du vin, et oui, encore…
Dimanche, je me fais une virée shopping avec Dado au Silk market (marché de la soie), pour les courses de Noël ! Hou que je négocie dur !! Dado est ravi, son portefeuille aussi ! Vous pouvez admirer le résultat…
Ha j’oubliais, samedi, en raison d’un froid sibérien, je me réfugie dans un mall, le 3.3 à Sanlitun pour aller devinez où, chez le coiffeur. Enfin, je
me lance… Je file au salon Kérastase, au moins ils baragouinent de l’anglais, c’est déjà mieux que le coiffeur à côté de chez moi ! Je prends place au bac à shampoing, tout se passe bien, ça fait déjà 10 minutes que la shampooineuse me lave la tête, je me dis qu’il faut qu’elle arrête, j’ai lavé mes cheveux ce matin et elle est en train de me décaper le cuir chevelu à force de frotter ! Enfin
toujours est-il que tout va bien, elle me rince enfin la tête, ouf pas trop tôt, mais là, pas de bol, il y a une coupure d’eau dans le salon ! Franchement, vous imaginiez que ça pouvait tomber sur quelqu’un d’autre que moi ça ! Me voilà la tête pleine de mousse avec un fou rire ! Elle finit par me rincer les cheveux avec de l’eau gelée, comme si je n’avais pas déjà assez froid comme ça ! Le coiffeur me coupe une quantité de cheveux hallucinante, heureusement la coupe est réussie…, un vrai playmobil!
vendredi 5 décembre 2008
Je mange, tu manges, elle mange, d’ailleurs Laura, elle ne fait que ça… (1 au 5 décembre 2008)
Une semaine placée sous le signe du canard et pas laqué celui là… Un vrai froid!!!Je ne savais
pas que Pékin était pire que le cercle polaire, même à Moscou, il fait moins froid ! Il fait en ce moment -15 degrés, vous imaginez ? Et la nuit, je ne vous en parle pas car rien qu’en lisant vous serez traversés d’horribles frissons. Quant aux températures ressenties, vous pouvez retrancher 10 à la température indiquée…
Heureusement, pour ne pas mourir de froid, une seule solution : manger!
Du coup, cette semaine, je mange comme un ours comme ça la nuit, je peux rentrer hiberner ! Lundi, nous sortons avec Danny et Varya à l’Yzaka Ya, restaurant où toute la carte vous fait envie. Pour goûter à tout, on commande pleins de choses et on partage. Je dois avouer que cette « façon
asiatique » de dîner est vraiment sympa, ça fait un peu la même chose que chez nous lorsque l’on se fait une raclette ou une fondue savoyarde sauf que là, on ne mange pas tous la même chose…
Mardi, petite sortie fort rigolote pour un double anniversaire, celui de Jen et Philana dans
un restaurant japonais. Réservé juste pour la quarantaine d’invités, les plats ont défilé, tout comme le Saké d’ailleurs. Je me suis initiée au Saké chaud : « Et un « hot saké » pour la demoiselle et deux « hot saké »… »! Vraiment traître cette petite boisson aux allures de « je ne te ferai rien du tout » ! Sans que
vous vous en apercevez, votre visage prend des allures rougeodes de Père Noël et vous vous sentez capable de
tourner un film à la Bruce Lee ! Hou, vais rentrer moi !
Autre resto incroyable, le Din Tai Fung. Camille m’emmène dans ce lieu magique, véritable “temple du ravioli”. Au menu, soupe de raviolis au porc et aux crevettes, et leur spécialité, les xiaolong bao aux porc et aux légumes, mini raviolis que vous trempez dans un
bouillon : à vous en faire exploser les papilles, tellement les saveurs sont incroyablement délicieuses. Un resto comme celui-ci doit ouvrir d’urgence à Paris ou à Nantes!
Hier soir, l’énorme blague : plus d’électricité ! Mais où sont mes collocs ?! Evidemment, il n’y a personne, de toute façon, ça tombe toujours quand il ne faut pas! Bon, je n’ai plus qu’à me mettre dans mon lit bien au chaud car autant vous dire que ma clim inversée ne marche pas non plus! Je me réveille ce matin,
toujours pas de lumière mais par contre le froid… A ce rythme, je pense que les cafards de l’appartement vont tous migrer chez les voisins, au moins un point positif! Du coup ce matin, retour au début du siècle dernier : douche à la bougie. Pas tout à fait quand même car pour les cinéphiles avertis, il y a quand même quelques anachronismes du type “eau chaude”, “bougie IKEA” ou encore “Shampoing Shwartzkopf”! Mais bon, on imagine…
En attendant, je souhaite une joyeuse fête à Nini, un joyeux premier mois-niversaire à Léonie, un grand “Welcome” à pt’it Louis (avec des parents comme ça mon pauvre loup, je sais la vie est parfois injuste ; enfin tu pourras toujours venir te plaindre à ta super tata Lolo si papa te donne un bain trop chaud!).
Ce soir c’est le week-end, et j’espère que quelqu’un se sera chargé de remettre l’électricité…Et comme une réplique du cinquième élément le dit si bien : “Aziz, Lumière!
mardi 2 décembre 2008
Soirée de l’Ambassadeur, Stade national de Pékin « Nid d’oiseau », Grande mosquée de Niujie (24 Novembre au 1er Décembre 2008)
Un début de semaine chargé…, enfin n’exagérons rien, je me suis rendue avec
Camille à la fameuse soirée « Goûter l’Europe », organisée par l’Ambassade de France. Que de monde, des invités tous triés sur le volet, pour écouter le discours de l’Ambassadeur français en Chine et surtout…, pour manger. Dans ce genre d’événement, tout l’intérêt réside dans le buffet. Je dois avouer que je me suis fait plaisir : saumon
fumé, jambon de montagne, fromages en tout genre, foie gras, vin rouge et Champagne à gogo, c’est vraiment trop dur de travailler pour la
Mission économique ou pour l’Ambassade… Pour le dessert, j’ai cherché le must des soirées de l’Ambassadeur, vous savez ces petits chocolats fourrés avec une noisette, les Ferr… Ro..., et bien vous me croirez ou pas, je n’en ai pas trouvé ! Franchement, ils racontent n’importe quoi à la
télé, la publicité ne serait-elle qu’un vaste mensonge ?
Avec toutes ces bonnes choses, il fallait bien éliminer par un peu de sport alors,
sur de bons conseils, je me suis rendue au Parc olympique en footing, non je plaisante, j’ai pris un taxi ! Et ce n’est pas réellement pour y faire du sport mais pour visiter le lieu. Quand même, je suis à Pékin, il aurait été dommage de ne
pas voir où les J.O 2008 se sont déroulés. Arrivée sur les lieux du Parc olympique, l’incroyable stade national surnommé le « Nid d'oiseau » me fait face. L’architecture est incroyable, on dirait réellement un nid gigantesque, il faut dire qu’il fait environ
258 000 m². De près, le stade prend davantage la forme de milliers de bras métalliques. Je prends un ticket pour visiter l’intérieur du stade, la caissière m’affiche le prix : 50 RMB.
« Pardon !!!!!! », et bien ils ne s’embêtent pas ces Chinois, et vu le nombre de visiteurs journaliers, Nico m’avait parlé de 30 000, ce commerce fait recette ! Je paye quand même, en me disant qu’après tout, l’architecture intérieure doit être fantastique. Je pénètre dans le « nid », tu parles d’un coup je me sens
« pigeon », c’est un stade tout ce qu’il y a de plus commun ! Enfin, je descends quand même pour le fun faire un tour et me prends
au jeu des Chinois qui veulent me prendre en photo ! Je poursuis la promenade vers le centre aquatique mais là, je n’ai jamais trouvé où acheter de tickets pour entrer, une pancarte indique d’aller tout droit, toujours tout droit mais au bout de 1 kilomètre, j’ai fini par douter de la véracité des panneaux, et puis ça suffit, je ne vais pas continuer dans ma série « je suis un pigeon » (n’est-ce pas ma Gogo, toi qui es si fan des rats des airs !).
Samedi soir, bien que je sois fiévreuse, nauséeuse et migraineuse, je me rends au
restaurant japonais, l’Yzaka-Ya, avec mon colloc Dado, ça fait du bien de pouvoir discuter un peu sans avoir à hurler dans une discothèque. Nous commandons toutes sortes de plats délicieux : soupe, légumes farcis, sushis, sashimis…, malade oui, mais ce n’est pas une raison pour ne pas manger ! Lui, poursuit la soirée, moi je file sous la couette et me plonge dans un film au concept intéressant : Children of men d’Alfonso Cuarón. Pour ceux que ça intéresse, l’histoire se passe à Londres en 2027. La population est devenue infertile et
l’Etat dictatorial. Le film raconte l’histoire d’un homme qui rencontre une femme portant un grand secret, elle est enceinte, il va tout mettre en œuvre pour sauver cette jeune réfugiée de la déportation qui, miraculeusement, porte un enfant.
Dimanche, encore fébrile, je sors bruncher au restaurant
français « La Taverne », un moment bien à moi où je me détends, enfin en
quelque sorte puisque je prépare ma soutenance de projet professionnel que je passe le lendemain.
Après ma pause déjeuner, je prends un taxi et me rends à la Grande Mosquée de Pékin ou également appelée la Mosquée de Niujie. Construite en 996 par Nazruddin, un savant arabe
fonctionnaire de la dynastie Liao, elle est la plus vieille et plus grande mosquée de Pékin. Etendue sur 6 000 m2, la mosquée abrite deux salles des prières, pour les hommes et pour les femmes, une tour observatoire, un minaret, une salle de lecture, une salle
d'Ecritures Saintes et un hammam. Je rencontre plusieurs musulmans avec qui je m’assois pour discuter, pour une fois que certains parlent anglais ! N’étant pas de religion
musulmane, je n’ai pas l’autorisation d’entrer dans les salles des prières mais je peux regarder de la porte et prendre des photos, c’est déjà ça. J’aperçois un groupe de vieux messieurs, avec hésitation, je m’approche d’eux et leur demande si je peux les photographier. A ma grande surprise, tous acceptent et se prêtent au jeu de
« modèles ». Au bout d’un moment, je demande à l’un deux de me photographier avec le groupe d’hommes, il s’exécute gentiment mais seul problème, il ne sait pas prendre de photos ! Mon appareil passe de mains en mains, tous essaient, les photos sont toutes ratées, je ne
sais plus quoi faire pour leur faire comprendre qu’il faut cadrer ou ne pas mettre son doigt devant ! Au bout de 15 minutes de patience qui commence à s’estomper, 3 jeunes passent et au vu de mon visage désespéré, il prend l’appareil et… clic, la photo est prise, enfin !
Avant de rentrer, je passe faire un tour au marché de la soie, et oui, il ne faudrait pas oublier mais c’est bientôt Noël, d’ailleurs ça tombe bien, j’ai rencontré le père Noël en personne, j’en ai profité pour lui susurrer quelques idées, on ne sait jamais…
lundi 24 novembre 2008
Hongqiao « Marché aux perles, Musée de la Capitale, Temple du Nuage Blanc… (20 au 24 Novembre 2008)
Après une semaine épuisante, je décide de me rendre du côté de Muxidi pour visiter le
Musée de la Capitale. Manque de chance, je tombe en plein embouteillage du côté de la place Tian’ anmen, m’obligeant à changer mes plans. Du coup, direction le Marché aux perles : Hongqiao. Une heure de taxi plus tard, je me retrouve face à cet immense Mall luminescent. J’erre dans cet endroit où je ne manque pas de me faire happer à droite à gauche par des vendeurs qui me hurlent dans les oreilles… Je finis par m’arrêter non pas à l’étage des perles mais à celui des sacs à main, j’en repère quelques uns,
ça y est le sport peut commencer. La négociation est rude, le vendeur démarre l’enchère à 600 RMB pour un sac mais comme je suis son amie, il me le fait à 525, quel culot ! Je lui affiche à mon tour 50 RMB, il s’énerve mais au moins, mon prix est ridicule comme le sien, nous pouvons discuter. Au bout d’une interminable négociation, il ne veut toujours pas descendre sous la barre des 100 RMB alors je m’en vais 2 échoppes plus loin et recommence la négociation avec cette fois encore plus de punch pour descendre les prix. Mon dernier prix est 75 RMB mais la vendeuse refuse catégoriquement, nous trouvons enfin un accord à 80 RMB le sac, oufffff, l’enchère peut s’arrêter. Je repars avec 5 nouveaux sacs absolument géniaux, des D&G et autres Louis V…, si, si des vrais m’affirment-ils ! Ils me font rire, ils arriveraient presque à s’en percevoir eux-mêmes !
Après ce duel des prix, mon estomac réclame à son tour. Je saute dans un taxi,
direction la maison, j’irai me faire un petit resto tranquille près de chez moi. J’arrive au restaurant, pose mes sacs sur la chaise à côté de moi. Maladroite comme je suis, je fais tomber un papier de mon sac. Je me penche d’un coup pour le ramasser par terre et sans que je ne voie rien venir, je m’encastre le menton dans le coin de table, AAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIAEEEE !!!! Hou que ça fait mal ! Laura, tu es vraiment myope ma pauvre, tu vois même plus la table. Je me commande un riz sauté et un œuf bouilli en cocotte, de quoi réconforter ma pauvre mâchoire toute endolorie.
Pour la soirée, mes collocs m’emmènent à une soirée organisée par des potes à eux. Nous arrivons à leur appartement, enfin leur duplex super top où une foule de gens très fashion discutent de tout et de rien (surtout de rien). On se croirait à un défilé de mode, Briton est photographe, Jessie travaille dans une galerie d’art, Kimberley est mannequin, et moi….., mais qu’est-ce que je fais là au fait ! Tout le monde semble vraiment s’adorer, je dis bien semble car en réalité, je suis au beau milieu du bal des hypocrites ! Les filles sont toutes habillées en talons hauts et robes miniatures, je suis la seule en noir et col roulé, complètement en « disruption », j’adore ! Comble du sacrilège, une fille se serre du vin devant moi et comme elle n’en a pas assez, elle le mélange avec un autre. Elle me regarde et me dit un truc de genre : « Il n’est pas terrible ce vin ».
Effectivement, elle a l’air de s’y connaitre en vin pour en mélanger 2 dans son verre ! Lassée et ennuyée par tous ces gens, mon colloc Danny me propose de partir au Block 8, une boîte de nuit, j’accepte sans hésiter !
Arrivés à la boîte, Varya, Danny, David et moi, rejoignons des connaissances à eux. Le lieu est chouette, la musique, pour une fois « dansable », mais au fond de moi, je rêve d’une belle tablée d’amis autour d’une bonne tartiflette et d’une bonne bouteille de rouge. Il n’y a que ça de vrai finalement ! Conclusion de cette soirée, je peux enfin dire, ça y est je suis vieille, je n’aime plus les boîtes…
Dimanche, je saute dans un taxi ; de bonne heure cette fois ; et file au Musée de
la Capitale (Shoudu Bowuguan). Le bâtiment est imposant avec une architecture assez stricte. A l’intérieur, c’est vraiment incroyable, le style est ultra moderne, il y a de la verdure, c’est vraiment un bel endroit. Je peux affirmer que les Chinois n’ont pas à rougir, leur Musée est grandiose et les salles sont bien agencées. Quatre étages sont
proposés avec au premier et au deuxième étage, tout sur l’histoire, la culture et la construction urbaine de Pékin. Le troisième étage
propose tout une collection de statues bouddhiques et tibétaines, avec une salle exposant les plus belles céramiques. Sur le côté ouest de cet étage, un lieu est dédié à l’Opéra de Pékin, où j’ai pris quelques instants pour regarder un film présentant un spectacle. Au quatrième étage, vous vous
retrouvez plongé dans un superbe folklore pékinois. Tout l’étage est mis en scène sous forme de Houtongs. Un véritable voyage dans le Pékin d’autrefois où vous apprenez les coutumes, les fêtes, la vie des Chinois en quelque sorte. Dans cet univers fort récréatif, les enfants ont des petits sièges, des feuilles et des crayons à leur disposition pour dessiner les portes, les cerfs volants ou les personnages qu’ils voient, vraiment ludique comme concept. Et je dois dire que j’ai vu quelques bons dessinateurs en herbe, et oui, j’ai été épatée par le talent d’enfants de 7 ans !
Après le Musée, je me suis rendue au Temple du Nuage Blanc, soit disant à côté d’après le Routard ! Après m’être perdue 3 fois, j’ai fini par trouver un jeune qui m’a accompagnée jusqu’au temple, sympa ! Arrivée au guichet, je regarde l’heure, oh non, il est 16h45 et le temple fermait à 16h30. Un monsieur très gentil m’autorise quand même à y aller, quelle quiétude, quel calme, l’endroit est désert. Ce temple a été fondé en 739 et a été l’un des plus importants temples taoïstes de Chine, il est d’ailleurs un des rares toujours actifs.
Après toutes ces visites, je me rends au Yotsuba, un des meilleurs restaurants
japonais de Pékin et m’offre de délicieux sushis au saumon, aux coquilles Saint-Jacques…, un vrai moment de plaisir, ils fondent en bouche. Je regarde attentivement le chef qui les prépare devant moi. J’ai l’impression d’être au restaurant du dessin animé « Lucile, Amour et Rock&Roll », vous savez le père avait un resto et les personnages s’appelaient Benjamin, Tristan et le Chat, Roméo ! En tout cas, c’est rigolo cet endroit et avant de rentrer vous reprendrez bien un petit sushi avec moi…
mercredi 19 novembre 2008
« Celui qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un brave » (11 au 19 Novembre 2008)
La saga culinaire continue avec une nouvelle danse : la
valse gastronomique… Des dîners avec Nini dans des restaurants tous aussi délicieux les uns que les autres comme mon taïwanais fétiche, le Bellagio, une virée à l’excellent thaïlandais, le Purple Haze ou encore, son préféré, le restaurant français, le Dine and Wine où ils servent des plats raffinés français avec bien entendu un bon petit verre de vin. Autre
agréable découverte, l’Alaméda, restaurant soit disant brésilien, je dis bien soit disant car de brésilien, il y a juste le patron ! La nourriture est délicieuse mais pour l’exotisme d’Amérique du
Sud, nul doute, il l’a laissé dans son pays !
Niveau détente, des massages, des massages et encore des massages. Les pieds, le corps avec ou sans huile, un vrai moment de détente pour le corps et pour l’esprit. Et oui, faut bien ça pour rester Zen !
Côté travail, nous avons eu le gala des vins d’Alsace. Vraiment amusant car le
Président de la délégation des vins d’Alsace n’est autre que Jean-Nicolas Schaeffer, l’oncle d’un ami. Et oui Nico Du…, le monde est vraiment minuscule ! Du coup, j’ai été placé à côté de lui pour le déjeuner et nous avons pu échanger sur Nantes, ses Nantais et tous les gens que nous connaissions, sans oublier les mariages auxquels nous avions été tous deux ; celui de ta sœur notamment Nico et ton voyage autour du monde avec tes mésaventures à Pékin justement !
La visite la plus grandiose de la semaine : la fameuse Grande Muraille… Pour
plus d’infos, vous pouvez aller jeter un coup d’œil à l’adresse suivante :
http://www.chine-informations.com/guide/la-grande-muraille-de-chine_239.html
Nico et moi avons loué un taxi pour la journée pour 400 RMB et avons négocié un
petit tour combiné : la Grande Muraille et le Tombeaux des Mings. Le tombeau des Mings est, je dois vous avouer assez décevant car il n’y a pas grand-chose à voir, à part les magnifiques paysages alentours plutôt vallonnés. Enfin un lieu de verdure où vos poumons respirent un peu ! Pour un peu d’histoire, sur les seize empereurs que compte la dynastie Ming,
treize ont été inhumés dans la nécropole au nord de Pékin. En 1420, lors du transfert de la capitale à Pékin et de son installation dans la Cité Interdite, toute neuve, l'empereur Yongle charge les géomanciens de trouver un site propice pour créer une nécropole. Ils
choisissent un amphithéâtre entouré de collines et traversé d'une rivière. La sépulture de Yongle constitue le centre du cimetière. Les autres tombeaux des Ming sont disposés en
éventail autour de la voie des âmes. Cette longue allée est bordée de 36 statues de pierre, 12 dignitaires civils et militaires et 12 paires d'animaux (lions, licornes, chameaux, éléphants, chevaux et chimères). Ces statues, nichées dans un somptueux décor de verdure, semblent former une garde
d'honneur. Enfin, la palme de l’anecdote la plus horrifiante revient au tombeau de Yongle. Ce tombeau est le seul à
être resté inviolé, et pour cause, les Chinois auraient-ils peur des esprits… Les 16 concubines de Yongle furent emmurées vivantes à ses côtés, ça fait froid dans le dos, non ?
Le seul tombeau accessible et donc que nous avons visité est celui de Wanli
(1573 -1620). L'impératrice et la concubine furent
enterrées elles aussi à ses côtés mais vraiment mortes cette fois ! Pas par pitié, non, mais seulement car la coutume barbare avait été abolie au 17ème siècle. Veinarde elles ? Non, rescapées oui !
Notre périple a atteint son sommet, et c’est peu de le dire
lorsque nous sommes arrivés à la Grande Muraille. Nous avons pris les
télécabines pour arriver au sommet de Badaling et là, le spectacle est incroyable : le mur s’étend à perte de vue à travers les montagnes mais surtout, waaaaaaaaahououououououou qu’elle est grande, elle porte bien son nom ! Bien qu’elle soit la plus longue construction humaine au monde, environ 6 700 kilomètres, avec environ 1 000 kilomètres toujours enfouis sous terre, faut quand même que je vous informe, et bien non, on ne la voit pas de l’espace, ça vous en bouche un coin, hein ! Par 
contre, la Grande Muraille a la réputation d'être le plus grand cimetière du monde, environ 10 millions d'ouvriers sont morts pendant les travaux. Alors, même s’Ils n'ont pas été enterrés dans la muraille elle-même mais dans ses environs immédiats, ça refroidit quelque peu. Autre caractéristique, elle est l’un des édifices chinois les plus visités au monde et je peux vous dire qu’avec Nico, on se serait cru un week-end de grand pont à Euro Disney ! La Muraille est noire de monde ! Large d’environ 5 et 7 mètres et haute de 5 et 17 mètre, il y a des visiteurs partout, c’est impossible, elle va s’écrouler un jour c’est sûr ! 
Nous avons opté pour un côté de muraille où les visiteurs ne vont pas ; ils ont bien torts d’ailleurs ; et seuls au monde, nous errons sur cet édifice hors du commun. Non sportifs s’abstenir, ce n’est pas de la grimpette, la pente est à 45°, en Converse, je vous assure, ça glisse ! Les marches à gravir sont toutes inégales et surtout incalculables, bonjour la fatigue ! Après cette promenade « pas du dimanche », nous sommes arrivés enbas pour
reprendre le taxi mais là, mauvaise surprise, nous sommes redescendus du mauvais côté de la montagne ! Quels neuneus nous
sommes ! Nous appelons le taxi pour qu’il revienne nous chercher mais lorsque je lui parle, voici ce qu’il me répond : « Heeeeeuuuuuu Good Morning, heeeuuuuuuueeu Good Afternoon, heueueueueu yes Good Morning ! » Un fou rire nous prend, le chauffeur de taxi ne comprend rien alors nous nous mettons en marche pour retrouver le parking où il nous a laissés la première fois. Grâce au sens de l’orientation sans faille de Nico, nous retrouvons le chemin : ouf
sauvés !
C’est avec Amour que je te dédie cette ascension Nicolas et souviens toi, comme le dit si bien l'adage chinois, « Celui qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un brave »…
lundi 10 novembre 2008
Temple de Confucius, Ancien palais d’été… (4 au 10 Novembre 2008)
Dans la série des horreurs et des erreurs de choix de restaurants, voici un nouvel
exemple. Cette semaine, je me rends dans un petit resto sympa et je me commande quelque chose de simple : un riz sauté et une soupe de choux. Tout se passe à merveille jusqu’à ce que je découvre avec effroi un truc bizarre dans le fond, on dirait de la tortue ou du concombre de mer, c’est ignoble, c’est tout noir, visqueux et moitié mou. Après
vérification, il s’agit d’un œuf de 100 ans, et bien, c’est à vous couper l’appétit ! D’ailleurs, pour éviter de me dégoûter avant, j’ai mangé ma
soupe jusqu’à ne plus en vouloir et ensuite me suis renseignée sur ce que c’était. Pas folle la guêpe !
Dans la semaine, resto japonais vraiment sympa entre collocs. Le lieu est plutôt rigolo car vous dîner dans une
grande salle remplie de petites maisons et dans chaque petite maison, il y a une table pour dîner en privé. Nous commandons un tas de plat, tout est délicieux mais surtout, quel moment agréable
et drôle !
Jeudi soir, Nico est arrivé à Pékin. Après deux mois passés chez les Kiwis en Nouvelle Zélande, il vient me
rendre visite chez les Pékinois ! Ca va le changer, ici il fait frrrrrrrrroid mais vraiment frrrrrrrrrrrrroid ! Finie la plage et les cocotiers de Nouvelle Calédonie, l’opéra de Sydney, bonjour pollution et cracheurs pas de feu !!!
Pour fêter tout ça, nous sortons dîner au Hatsune, un des restaurants japonais les
plus huppés de la ville, effectivement, c’est aussi beau que
bon. Les sushis, makis et rolls pleuvent sur la table, c’est délicieux, autant que la bouteille de vin rouge commandée en parallèle. La soirée s’achève assez tôt, Nico a fait 20 heures de vol et est épuisé.
Vendredi, journée off pour moi, merci Camille !!! Nous filons chez un tailleur du côté de Sanlitun, Nico a besoin de se faire faire 2 costumes et 10
chemises, résultat dans une semaine…
Après un déjeuner bien mérité de Dim Sum Soup, nous filons au temple de Confucius. Fondé en 1302, sous les Yuan, ce temple est dédié à Confucius. Pour un peu de culture, Confucius est né au VIème siècle avant J.C. De son vrai nom Kongzi (Maître Kong en chinois), il a édicté une philosophie politique et sociale qui a influencé la civilisation chinoise pendant plus de 2000 ans. Le lieu est calme et il n’y a pas de
touristes, ce qui est étonnant, pour une fois ! On pourrait presque se mettre à philosopher nous aussi !
La nuit commence à tomber, nous prenons un taxi et filons du côté de Wangfujing, je veux montrer à Nico les mignonnes brochettes de scorpions et autres petites choses du genre à déguster. C’est très marrant à regarder mais très honnêtement,
ça ne nous fait pas envie du tout ! En plus, il y a de ces odeurs parfois, à vous soulever le cœur ! Je commande juste une noix de coco fraîche à boire mais pour les brochettes, on repassera…
Le soir, j’emmène Nico au Lan, le restaurant de Starck. La décoration est tout
simplement démente. Vous pénétrez réellement dans un autre monde là-bas, c’est entre génie et délire, j’adoooooooooore ce lieu. Nous commandons deux plats absolument divins, un bœuf sauté à l’avocat et des coquilles Saint-Jacques en cocotte, cuisinées dans un bouillon avec quelques légumes. Après le dîner, nous en
profitons pour faire un petit tour des lieux et photographier l’endroit qui réellement, vaut le coup d’œil.
Samedi, nous prenons un taxi pour aller visiter l’Ancien Palais d’été. L’endroit est qualifié d’Ancien Versailles, déjà on a du mal à y croire mais bon. Nous marchons, marchons et encore marchons à travers un parc immense pour trouver le palais en ruine. Et bien pour
être en ruine, c’est en ruine, pas de doute, le terme est le bon ! A vrai dire, il n’y a rien à voir, enfin il n’y a plus rien à voir mis à part les vestiges d’un ancien lieu de gloire.
Après cette énorme marche, nous laissons au passé ce qui est au passé et filons au Palais d’été, vous savez, le moderne ! J’y suis déjà allée il y a quelques temps, quand il faisait encore chaud ! Encore une fois, le lieu est paisible et nous flânons le long
des berges. Pour sortir un peu des sentiers battus, nous prenons l’initiative de grimper la montagne par un chemin qui n’existe pas. Heureusement que Nico a le sens de
l’orientation car moi, c’est un coup à me retrouver à Shanghai ! Nous arrivons tout en haut, prenons la célèbre photo en haut du rocher et là me dis « Zut », j’ai oublié de l’emmener voir le bateau de marbre qui est…..tout en bas ! Et hop, c’est reparti, on redescend, il ne peut pas manquer de voir ça tout de même !
Le soir, nous dînons au Da Dong Restaurant, resto très réputé pour son canard
laqué. Il y a 40 minutes d’attente pour une table. Tellement motivés de manger la spécialité de Pékin, nous décidons de patienter. Nous nous asseyons face aux vitres des cuisines où une bonne dizaine de cuisiniers s’affèrent devant vous à la cuisson des canards dans des fours à l’ancienne, MMMMMHMMM, ça met en appétit. Une chose est sûre,
ici, ils ne cachent pas les cuisines, c’est rassurant ! Au bout d’un moment, une jeune femme vient nous chercher pour nous installer. Le canard arrive un
bon quart d’heure après, un chef vient le découper devant nous et ensuite, vous dégustez ces petites galettes qui fondent dans la bouche, et très honnêtement, c’est tellement bon que ça se passe de commentaire…
Après un passage à l’appart pour nous changer, nous sortons avec mes collocs au Punk à l’Opposite House. Comme
d’habitude, il y a du monde partout autour de notre table sans toujours trop savoir qui est qui ! L’ambiance est bonne, la musique aussi, une petite danse ça vous dit ? Après cette soirée je dois avouer bien arrosée, c’est chez le clown Ronald que la soirée s’achève. Qui a dit que les hamburgers étaient mauvais ? A cette heure-ci, jamais !
Dimanche, Nico et moi allons bruncher au Sofitel. Il y a un choix tout simplement
interminable de bonnes choses, et nous en profitons évidemment. Au menu : huîtres, foie gras, sushis, sashimis, langoustines, caviar, saumon fumé avec diverses préparations, foie gras poêlé au Saint-Jacques, thon mi-cuit aux graines de sésame, plateau de fromage, œuf poché… Je ne sais pas comment nous avons fait pour avaler tout ça mais une chose est
certaine, nos estomacs sont ravis ! Le comble de tout, nous avons même fait honneur aux desserts ; dégustation de Paris-brests, de crème brûlée et de petits éclairs au chocolat. Quelle gourmande je fais, enfin quel estomac sur pattes oui !
Pour la digestion, direction Dashanzi 789 Art District pour une promenade tout en
art et en air. Après avoir nourri le corps, n’est-il pas temps de nourrir l’esprit… Les expositions ont encore changé depuis une semaine, c’est une découverte pour lui comme pour moi. Evidemment, nous ne comprenons pas toujours certains délires d’artistes, vous savez du genre entre « art » et « foutage de g…. » ! Enfin, ça détend, c’est le principal, mais sûrement pas
autant que l’heure de massage des pieds que nous nous sommes offerte après la promenade. Que ça fait du bien ! Après ça, retour à l’appart, j’oubliais mais moi, je travaille demain.
lundi 3 novembre 2008
Soirée « One dream rush 42 below », Dashanzi 789 Art District... (28 octobre au 3 novembre 2008)
La semaine a commencé par un horrible choix gastronomique… Un soir, je décide d’aller dîner seule dans un resto proche de notre appart, quelle erreur, j’ai commandé un plat de crabe à envelopper dans des petites crêpes et je dois avouer que le goût était tout simplement immonde, je n’ai même pas terminé. En plus de ça, ils m’ont servi un jus de noix de coco chaud, beurkkkk au lieu d’un jus bien frais et comble de l’horreur, il me l’on renversé partout sur la table ! J’ai quitté le restaurant à la hâte en me jurant que je n’y retournerai plus !
Le lendemain, je suis allée flâner dans un centre commercial après le boulot et j’ai
trouvé deux paires de chaussures absolument ravissantes, une paire bleue vernie avec un talon vraiment original et une paire d’escarpins rouge verni dignes d’être sorties lors d’un cocktail, je pense que je vais faire des envieuses en rentrant, n’est-ce pas ma petite Margot …
Après ces achats, Camille et moi sommes sorties boire un verre de vin a « La baie des Anges » au cœur de Houhai, petit bar resto très sympa avec un large choix de vins, hummmmmm ça fait bien un petit verre de rouge.
Jeudi soir, un de mes collocs, Dado, qui travaille pour le « Film Marketing » organise
avec sa boîte une soirée archi privée pour le lancement d’un festival de films sur Pékin : le « One dream rush ». Alors nous voici là-bas, dans la boîte en sous sol de l’hôtel 6 étoiles de l’Opposite House, habillés sur notre 31 entourés de stars chinoises, et harcelés de paparazzi qui nous flashent toutes les 2 secondes, c’est tout simplement ahurissant ! La soirée est open bar en cocktail délicieux mais démoniaques. Avec mon style bien frenchie et ma robe orangée, les flashent fusent de partout et on finit par se prendre au jeu de starlettes !! Dans cette ambiance folle, je
rencontre un tas de gens importants ; enfin importants, comme le Directeur de l’UCCA, énorme galerie d’art de Pékin, fondateur également du
Palais de Tokyo de Paris : Jérôme Sans. Il m’offre une bouteille de Champagne et moi je lui conseille d’aller se faire couper les cheveux, ce monde est tellement surfait ! Je finis par rentrer, trèèèèèèès fatiguée et surtout, je bosse demain ! Vous pouvez aller faire un tour sur facebook, le site de la boîte (PUNK Beijing)
a mis quelques photos de la soirée en ligne :
http://www.facebook.com/group.php?gid=4576674 9376
Houlala, le lendemain justement parlons en, c’était dur, mais c’était dur… Au bureau, c’était la lutte et la seule pensée qui animait mon cerveau
c’était l’image d’un gros Big Mac de chez Mac Donald, des
frites bien grasses et un coca bien frais. Haaa ces lendemains de soirées! Le soir, c’est Halloween et franchement pas besoin de sortir, je me fais peur toute seule rien qu’en me regardant dans la glace! Pour moi ce soir, c’est 2h de massage, une grande bouteille d’eau citronnée et…. DODO !
Samedi, je me réveille en sursaut, mon réveil affiche 14h30, vite Laura debout ! Une
douche vite, je m’active comme une dingue, je cours partout dans l’appartement sous le regard amusé de mes collocs ! Je me retrouve dans un taxi, direction Dashanzi 789 Art District. Soudain, je regarde l’horloge du taxi et je vois 13h30, je réalise que je ne me suis pas levée à 14h30 mais 11h30 et que c’est pour ça qu’à l’appart tout le monde était en train de buller en pyjama! Bon et bien après tout, tant mieux, ma journée va être longue. Le taxi me dépose à une entrée. L’endroit est immense, c’est d’ailleurs l’un des
plus grands quartiers d’ateliers et de galeries d’art du monde. Le lieu représente des centaines et des centaines de hangars désaffectés totalement investis par l’art contemporain. C’est vraiment un espace incroyable où les délires d’artistes jouent avec les murs, les esprits et la lumière. Par contre la sécurité des bâtiments est parfois un peu douteuse… Je marchais tranquillement lorsqu’à 20 mètres de moi s’effondre une vitre,
telle une lame de guillotine perchée à 5 étages, heureusement qu’il n’y avait personne dessous. Il faut dire que le lieu est un ancien complexe de production d’électricité et que vous avez l’impression que tôt ou tard, avec toutes les
fumées qui sortent de partout de tuyaux fuyants et en mauvais état, tout va exploser (comme tu le dis si bien Marie, une véritable usine à gaz, hihihi!!!). Entre statues et tableaux aux mises en scènes provocatrices, osées, Dashanzi est une merveilleuse invitation au voyage à travers un monde étrange, et avant-gardiste de l’art chinois.
Après cette découverte, je me rends au Friendship store, grand magasin sur
plusieurs étages avec une particularité : il n’y a pas un chat (normal, ici ils les mangent!), les rayons sont déserts, vous avez l’impression d’être dans l’hôtel du film Shining de Stanley Kubrick sauf que cette fois, vous êtes l’acteur et ça se passe dans un grand magasin. Brrrrr, je ressors et vais déjeuner dans un sushi bar, ancien Rotary Sushi du guide du routard! Oui il n’existe plus le Rotary !
Je marche quelques centaines de mètres et rejoins le Silk Market, histoire de voir les petites nouveautés… Je me trouve une ravissante petite robe bleue nuit, la vendeuse me reconnaît et me reparle de ma négociation de requin et de mon saignement de nez. Elle me donne un prix raisonnable mais encore trop élevé à mon goût, je lui donne un nouveau prix, elle fait la moue mais accepte. Et oui, il faut être commerçant avec une “bonne cliente” comme moi!
Samedi soir, mes collocs sortent au concert de Kanye et moi, je rejoins Mathilde, journaliste chez ICARI, rencontrée lors de la soirée de jeudi au « 42 below, one dream rush », au Face, nous prenons une petite bouteille de vin rouge, un moment très sympa dans une ambiance très lounge.
Dimanche, je pars « bruncher » au Caribou avec Kit et Dado. Le lieu est rigolo
avec des inscriptions au crayon sur tous les murs. Comble du bonheur, la carte a une traduction en français parfois fort amusante comme des “oeufs organiques au plat”, mais le must, j’ai mangé des escargots, quelle gourmande je fais! Un bon moment de détente et de franche rigolade en ce dimanche ensoleillé. Parfois, ne rien faire à part manger et
bavarder, fait vraiment du bien.
En rentrant, je passe faire quelques courses au 7/11, petite supérette à côté de
chez nous. J’achète quelques produits ménagers et je trouve une pochette de 5 slips en coton blanc, parfait pour dormir! En rentrant à la maison, je m’aperçois qu’il y avait des tailles inscrites et moi, j’ai pris des……XXL!!!!! J’en essaie un, j’éclate de rire, on dirait un modèle du type la Redoute aux pages «lingerie mémé », vous savez celle où on vous présente des jeunes filles qui les portent pour atténuer l’effet culotte gigantesque « Bridget Jones ».
Pour le diner, je pars avec Dado au Yotsuba, restaurant japonais qui importe son poisson directement “from Tokyo”, un vrai sushi qui fond en bouche… Je commande quelques pièces mais Dado, lui a Presque dévoré l’équivalent d’un thon rouge entier ! Quel morfale alors celui-là ! Heureusement que ce n’est pas à volonté car tous les sushis bars de la ville mettraient la clef sous la porte…
lundi 27 octobre 2008
Tasting vins du Médoc, Cloche et tambours, Hutong, Colline de Charbon, et Silk Market… (21 au 27 octobre 2008)
Semaine bien chargée mais avec un événement bien agréable, l’organisation de
la dégustation des vins de Médoc au Hilton de Pékin. Que de beau monde et d’amoureux des bonnes choses. Deux stands n’ont pas de représentants alors Adèle, une collègue, me demande d’assurer le service. Pas de problème mis à part que je ne connais pas le vin que je sers et ne parle pas chinois alors c’est facile de répondre
aux interrogations des restaurateurs et journalistes ! A chaque fois que quelqu’un me demande quel vin je leur conseille, je leur présente
toujours le même, juste parce qu’un connaisseur a utilisé le terme « interesting » quelque minute plus tôt… Après quelques heures d’aide à l’organisation, Charles, le directeur Chine de Sopexa me propose à mon tour quelques bons vins à tester. Je ne me fais pas prier, je goûte plusieurs vins délicieux, oubliant
parfois, enfin souvent de cracher, bah oui, quel gâchis ! Le seul souci, c’est qu’au bout d’un moment, vous sentez que la terre tourne vraiment ! Laura, point d’ivresse au travail ! Le plus drôle, c’est que Charles m’explique que les Asiatiques sont allergiques au tanin, c’est pour ça qu’ils sont rouges sur le visage. Je comprends pourquoi moi aussi j’ai les paumettes pourpres, suis un quart asiatique dans le fond!
Vendredi soir, mes collocs m’emmènent dans une boîte de nuit, le Blink. Le lieu est chouette, très à la mode avec des filles habillées soit avec des manteaux de fourrure blancs, des talons de 15 cm ou soit en Sailor Moon et autres tenues tout droit sorties du dessin animé japonais « Le collège fou, fou, fou ». Au niveau musical, au secours, c’est que du hip hop, et moi, je n’arrive à danser sur un joey star américain ! J’ai tenu 2 heures, c’est déjà une belle performance je vous assure et suis rentrée.
Samedi, je prends un taxi, direction Dianmenwai Dajie, pour aller visiter la Tour du
Tambour (Gulou), bâtie en 1272, soit l’un des plus anciens édifices de Pékin, dans le district de Dongcheng. Elle représentait le centre de l'ancienne capitale mongole de Kubilai Khan, Dadu. A cette époque, une clepsydre marquait le temps et des hommes étaient chargés de frapper les heures en tapant sur les 24 tambours. Il y avait à l'origine un gros tambour et 24 petits. Les tambours étaient frappés quatre fois par heure, toutes les 15 minutes. A 19h00 les tambours annonçaient le début de la nuit. A 05h00 les tambours
annonçaient l'heure du réveil. La Tour du Tambour a marqué les heures de 1272 à 1911 sous le règne des empereurs de trois dynasties, les Yuan, les Ming et les Qing. Pour y accéder, je dirais qu’il faut être bien chaussé et surtout avoir des jambes solides, sans oublier que si vous avez le vertige, laissez tomber ! Pour atteindre le sommet de la Tour du Tambour, il faut emprunter un escalier raide mais raide, et ce, pour arriver à un balcon qui domine la ville, offrant une vue magnifiques sur les hutong, les vieilles ruelles
de Pékin, et la Tour de la Cloche (Zhong lou) que j’ai visitée ensuite. Autant vous dire
que pour monter à la tour de la Cloche, même galère d’escaliers ! Construite plus tardivement, en 1420 sous la dynastie Ming et restaurée en 1745 par l’empereur Qianlong, la cloche de Zhong lou est la plus grande et la plus lourde de toute la Chine. Elle mesure 7 mètres de haut et pèse 63 tonnes. Cette cloche de bronze pouvait être entendue jusqu’à une distance de 20 kilomètres. Selon la légende, l’artisan qui
était chargé de fabriquer cette cloche avait passé un an sans pouvoir réaliser
l’objet parfait. Pour épargner son père de la colère de l’empereur, sa fille décida de se sacrifier en se jetant dans le chaudron afin d’obtenir l’aide des dieux. Son père tenta de la sauver mais ne pu récupérer qu’une petite chaussure brodée de sa fille. Mais le sacrifice ne fut pas vain puisque la cloche était enfin parfaite. L’empereur accorda à la famille de l’artisan le titre de Déesse du Fourneau Doré et un temple fut élevé en son honneur près de la fonderie… Quel dévouement, ça fait froid dans le dos non ! Se sacrifier pour obtenir le titre de « Déesse du fourneau doré », quelle énorme blague !
Je poursuis ma promenade dans les Hutongs, multitudes de petites allées
flanquées de Siheyuan (demeures traditionnelles), emblématiques du vieux Pékin. Là, vous pouvez découvrir « la vraie vie » d’ici, les marchés qui ne paient pas de mine mais où les odeurs vous enivrent, les vieilles femmes assises par terre qui discutent, les hommes qui jouent aux cartes attablés autour d’un vieux tonneau… D’un coup, vous avez le sentiment d’être
véritablement ailleurs, dans un lieu hors du temps, où la technologie et tout élément qui constitue la vie moderne n’existe pas, ça fait du bien. Je marche entre des enfants qui jouent, des vélos, des charrettes de vendeurs de bois, je range mon appareil photo dans mon sac, je profite de l’instant, le temps semble s’être arrêté…
J’arrive dans une rue plus passante et aperçois les toilettes publiques. Il faut
absolument que j’aille y faire un tour pour visiter. Non, je ne suis pas dingue, j’ai bien dit « visiter ». Vous allez me demander
pourquoi, je suis sûre ! Et bien parce que c’est une curiosité pour nous Européens pudiques ! Il faut savoir qu’ici, les toilettes n’ont pas de portes, vous faîtes vos besoins en communauté, tout le monde vous regardent quand ils font la queue et ça ne gêne personne…, sauf vous ! Pas très facile de faire pipi, lorsque vous êtes accroupie et que vous avez une Chinoise qui vous regarde droit dans les yeux, enfin je suppose dans les yeux !
Le soir, nous sortons dîner dans un restaurant Taïwanais avec mes 3 collocs et un ami à eux, un vrai délice…
Dimanche, je file au par de la Colline de Charbon (景山公园), situé juste derrière
la Cité interdite, c’est l’un des anciens jardins impériaux les mieux préservés de Pékin. Après 108 mètres de montée, le spectacle est grandiose. Le Pavillon Wanchuan (10 000 Printemps) surplombe la colline. D’une superficie de 530 m², l’édifice est gardé par le Bouddha Vairocana dont les épaules ont été recouvertes d’une étoffe jaune, couleur
impériale. La vue sur l’ouest de la ville, avec les trois bâtiments en forme de bateaux de Xizhimen, sur les lacs, le quartier commercial
de Wangfujing et surtout sur les toits symétriques dorés de la Cité interdite est magique ; « Clic », la photo est prise ! Je redescends, intriguée par des chants venant du parc. Partout, des hommes et des femmes, environ 200, sont rassemblés pour chanter, c’est incroyable, leurs chants
sont si puissants que des frissons me parcourent le corps jusqu’à me faire sortir des larmes, quelle puissance et quelle vague d’émotion, c’est fantastique ! Je continue ma promenade dans cette
quiétude ambiante, de nouveau, des chants se font entendre au détour d’un bouquet d’arbres, indistinctement d’abord, avant de monter crescendo. Prodigieux, un nombre sans fin de personnes de tout âge improvisant une nouvelle chorale. Un moment inoubliable…
Je me rends ensuite au fameux marché de la soie (XiuShui), véritable institution à Pékin. Centre commercial de cinq étages vous pouvez trouver non
seulement de la soie et des tissus, mais aussi des produits de luxe, maroquinerie, montres, bijoux, des perles, de l’électronique, des vêtements de toutes les marques, enfin des fausses surtout !
Véritable temple de la contrefaçon, ce marché est bruyant, vous vous faîtes archi sollicités de toute part, alors un conseil, avant de pénétrer dans la caverne d’Ali Baba, mieux vaut être en forme. Pour ma part,
j’affiche la couleur directement, je vis à Pékin, je travaille à Pékin, pas de prix de touriste ! Après avoir sélectionné quatre vêtements ravissants dont une robe en soie orangée, je lui demande le prix. La vendeuse me
demande de patienter avant car elle veut d’abord faire payer les Américaines, qu’elle va arnaquer d’ailleurs : 2 petits hauts en acrylique, tarif annoncé 1000 RMB (l’équivalent de 100 euros). Les Américaines repartent avec les hauts pour 420 RMB après négociations. Je fais comprendre à la vendeuse que moi, hors de question de suivre ces prix. Pour mes 4 habits, elle m’affiche 1200 RMB, je refuse et après 15 minutes de négociations et un long saignement de nez plus tard, je repars avec l’ensemble pour 400 RMB (40 euros), un vrai « Shark » comme elle dit ! Une fois à la maison, mon colloc New Yorkais qui connaît bien les prix ici, confirme que j’ai vraiment bien négocié. Que ça fait du bien de ne pas se sentir arnaquée !
La semaine redémarre déjà, alors un bol de riz et au lit…
lundi 20 octobre 2008
Ma quél artista… (14 au 20 octobre 2008)
Sur les rotules…, voici comment a terminé ma semaine de travail. Une semaine de travail intense sur un plan marketing pour une marque de vin dont je tairai le nom, secret professionnel oblige…
Vendredi 22h, je quitte le bureau non sans laisser les nerfs
s’exprimer un peu. Vu que nous avons une dégustation pour les vins de Médoc la semaine prochaine, des dizaines de caisses de vins nous sont parvenues. En fouillant un peu avec un collègue, nous trouvons des bouteilles extraordinaires, des Pauillac : Châteaux Latour 1988 ou encore des Château Lafite Rothschild 2004… C’est sûr, cette dégustation, par tous les moyens, j’y vais !
Je rejoins mon colloc Danny et ses amis dans un
endroit « so hype », le Soreno dans le complexe de l’Opposite House. Le lieu est vraiment tendance, que ça fait du bien de sortir un peu.
Le samedi, Kit me propose de l’accompagner à un
vernissage. Une demi-heure de taxi plus tard, nous voici dans un lieu très design. Le vernissage a lieu en plein air, sur une pelouse entourée de bâtisses en pierre, dont les murs sont incrustés de bougies.
Le spectacle est magique. Tous ces beaux
bâtiments en pierre sont les galeries d’art. Un tas de personnes très stylées sont présentes, tous l’air très instruits et très intelligents. Zut, pour
une fois que j’aurais du porter mes lunettes ! Tout le monde discute de l’harmonie et du
caractère suggestif des tableaux qui dépasse de manière décisive le cadre de l'histoire à laquelle il fait allusion,
ou encore que cette projection picturale antérieure, témoignant de l'ouverture tardive de l’artiste montre sans conteste le caractère
accessoire de la toile puisque le couple s'inscrit dans le désert urbain et la solitude reposant sur un effet
psychologique. En gros, le tableau est la surface de projection de nos différents phantasmes, puisque moi, j’y vois
seulement un couple tout nu faisant l’amour… Cette ambiance me donne
des élans d’artiste, je me mets à prendre des photos avec du style (pour une fois !). Dans le jardin, un film japonais sur le nu est projeté, moi pendant ce
temps en profite pour boire quelques
verres de vin, au moins un vrai plaisir… Plus tard dans la soirée, nous pouvons manger quelques brochettes au barbecue, miam, je m’en réjouis d’avance. Au moment même où je les porte à ma bouche, je sens un feu immense s’emparer de toutes mes papilles, mes lèvres, mon palet. Horreur, tout est archi pimenté ! Je deviens de toutes les couleurs, me mets à pousser un cri et mes yeux se mettent à pleurer comme une madeleine ! Mon colloc est aux anges, tout le monde me regarde, j’ai honte vous n’imaginez même pas ! Moi qui ne mange même pas de poivre, là
je suffoque littéralement. Je cours au bar et bois une cannette de bière d’un trait, l’énorme classe ! Hooooooo Laura, tu n’es pas sortable ! Enfin, tout le monde a bien ri, surtout Kit d’ailleurs et moi me suis fait toute petite ensuite ! Pour me consoler, me suis acheté une bague « computer », c’est un anneau avec une touche blanche d’ordinateur dessus, j’ai choisi le Y, comme YES ! Quand le disque dur de mon ordi lâchera, je pourrai me faire 86 autres bagues et un collier avec la barre d’espace du milieu !
Dimanche, Dado et Kit m’emmènent bruncher au Vineyard, que ça fait du bien de se laisser vivre le dimanche… L’endroit est perdu dans un dédalle de « Hutong », il faut connaître ! Un vrai
brunch avec des œufs, du bacon et
autres jus de fruits frais, j’ai l’impression que ça fait des lustres que je ne mange que du riz, suis-je bête, juste 26 ans ! Non, sans rire, manger un peu autre
chose que des sushis et du riz sauté, un vrai plaisir. En plus, nous sommes chanceux car il y a de la place en terrasse et le
temps s’y prête car il fait environ 27°. Tout se passe à merveille jusqu’à ce que je dérape sur un champignon tombé par terre, j’ai juste eu le temps de voir la serveuse me crier un truc, trop tard… Quel Pierre Richard, alors !
Après, je suis allée voir un tailleur avec Dado du côté de
Sanlitun pour voir combien me coûterait une robe sur mesure. J’ai trouvé le modèle de mes rêves, affaire à suivre… Après nous sommes allés dîner des dumplings (raviolis chinois), c’était
bon…Ils avaient juste oublié de nous cuire un plat mais à part ça, tout va bien. Moi, les côtes de porcs crus, très peu pour moi !
La semaine redémarre sur les chapeaux de roue, alors un massage des pieds pendant une heure et c’est reparti…
mardi 14 octobre 2008
French Food Festival, Palais d’été et Parc Beihai (6 au 13 octobre 2008)
Après une semaine harassante de travail, je ponctue
celle-ci par le French Food Festival de Pékin, organisé par mon bureau. 3 jours
de célébration des produits français sur la grande avenue de
Wangfujing. Au
programme, beaucoup de « tasting » en tout genre, type vin,
fromage,
pains et viennoiseries, café et autres produits bien de chez nous. Par chance,
il fait un temps estival, et
le lieu est bondé de Chinois ravis et prêts à
dépenser ! La chanteuse Marie Claude est là pour l’ouverture et pour
interpréter un tas de chansons bien françaises, du genre « mon amant de
Saint Jean ». Tout se passe à merveille… Je suis justement en train de
scruter toute cette population quand un homme en costume, assis à côté de moi,
s’écroule en roulé boulé à nos pieds, sa chaise vient de casser ! Il est
tout sale, sa veste est pleine de poussière, ce qui déclenche un fou rire
général ! Après une coupette de Champagne, Camille part d’interviews en
interviews, et moi je
reprends mon rôle de photographe de l’événement.
Je note
que sur la Tour Eiffel que nous avons installée pour l’occasion, des types sont
en train d’accrocher des luminaires sans aucun harnais de sécurité, c’est
parfait, comme ça, s’ils tombent, ils s’écrasent comme des mouches en bas, ils
sont fous ces Chinois ! De mon côté, j’ai l’impression d’être une star
hollywoodienne sur les marches de Canne, les Asiatiques bombardent de photos,
et c’est devenu pire lorsque je suis allée discuter avec la chanteuse pour la
remercier d’être venue… A vos flash, souriez !!!!
Vendredi soir, je suis littéralement morte de
fatigue, mes jambes ne me portent plus, mon cerveau est obsolète, je ne
comprends plus rien. Je trouve du réconfort auprès d’une boite de chocolat, vous
savez, ces chocolats qui accompagnent toujours les fêtes de l’Ambassadeur, les
F… Ro…. (chut, pas de pub !). Le soir, je sors prendre un verre de vin
avec tout un groupe d’Américains, au « Opposite House », lieu très à
la mode, et très branché, zen… La fatigue me rattrape, alors pour ce soir,
c’est
dodo !
Samedi, je profite du temps estival qui continue
pour me rendre à une quinzaine de kilomètres de Pékin, au Palais d'été (颐和园),
principalement dominé par la Colline de la longévité (万寿山)
et le Lac Kunming
(昆明湖). Il couvre une surface de 2,9 km², dont trois
quarts sont occupés par le plan d'eau. L’endroit est vraiment dépaysant. Dans
ses 70 000 m² de surface construite, on trouve
une grande diversité de palais,
de jardins et autres
édifices de style classique. Pour un peu d’histoire, l'empereur
Qianlong aménagea l'Ancien palais d'Été, destiné à être la résidence de sa
mère, en 1750 (15e année de son règne) dans le nord-ouest de Pékin, où se
situaient
déjà d'autres palais impériaux depuis le XIIe siècle. En décembre
1998, l'UNESCO inclut le Palais d'Eté dans
sa Liste du patrimoine mondial. Elle
le qualifie d'« expression exceptionnelle de l'art créatif du jardin paysager
chinois, intégrant
réalisations humaines et nature en un tout harmonieux ». L'étendue
d'eau
principale du Palais d'Eté est le lac Kunming, il est traversé par le
Pont aux 17 arches (十七孔桥). D'autres sites remarquables du Palais d'été sont
entre autres
le Long corridor (长廊) et la Rue
Suzhou (苏州街),
dans laquelle je me suis déguisée en impératrice chinoise, et fais l’andouille
pour être prise en photo. Il faut quand même que je vous dise que mon chauffeur
de taxi, au lieu de me
laisser à l’entrée principale de visite, m’a déposée en
haut de la Colline de la Longévité. J’ai dû la descendre pour pouvoir visiter
tous les sites et temples du bas avant que ça ne
ferme et la remonter, sous une
forte chaleur pour
pouvoir aller sur Suzhou Street, qui n’a pas d’heures de
fermeture ! Intelligent ce chauffeur, en tout cas mon sport de la journée
était fait ! Heureusement que je
portais des converses, sinon, mes pieds
seraient sûrement un vaste souvenir si j’avais porté des sandales !
Pendant ma remontée, j’ai dépassé une jeune fille enceinte jusqu’au coup, la
malheureuse, ou plutôt l’inconsciente ! Elle n’avait pas peur d’accoucher
dans le parc au milieu de la forêt, ça devait être ça !
Après autant d’effort, je suis rentrée à l’appart,
mes collocs se préparaient pour aller à la soirée « Diesel, les 30
ans », heureusement Kit rentrait juste de vacances de Thaïlande et n’y
allait pas non plus. Comme 2 vieux, nous sommes allés au salon de massage d’à
côté pour nous offrir 2 heures de massages ; et oui, pour 68 RMB, soit
l’équivalent de 6,8 euros, on vous masse les pieds pendant 1 heure puis, le
corps pendant une heure également. La Zen attitude, vous connaissez ? A ce
prix là, j’y retourne dès que j’en ai envie !
Dimanche, le temps est magnifique, 25° de
température extérieure, me voici partie pour le Parc Beihai. Situé au
nord-ouest du Palais impérial, le Parc Beihai (北海公園),
jardin traditionnel
impérial, qui se compose principalement d'un lac et d'une
colline, sur une surface de 68
hectares, dont 39 hectares sont couverts par des
surfaces d'eau. Déjà au Xe siècle, les empereurs firent aménager à cet endroit un
palais de plaisance. Sous la dynastie des Jin
(1115-1234), qui fixa sa capitale
à Zhongdu (Beijing), on y creusa un lac et fit avec des terrassements un îlot
artificiel, appelée
l'île Qiong Hua. Cet îlot devint sous le règne de Kubilay
Khan, le centre de
Dadu, capitale des Yuans (1271-1368.) Un plan de la nouvelle
ville fut ainsi tracé à partir de ce point central. Des palais furent édifiés
sur les rives du lac, rebaptisé "Lac Taiyi." L'îlot changea aussi de
nom:
"la Colline de la Longévité millénaire."
Au parc, je fais la connaissance d’un jeune chinois
« Roger » (c’est son nom anglais), 22 ans, étudiant en
droit, avec
une petite moustache naissante (pas très
sexy !), qui me propose de se
joindre à moi pour discuter et visiter le parc. Why not ! Le parc est
vraiment reposant, les gens y font du Tai shi shuan tout autour
du lac, les
bateaux sont de sortis et il y a de nombreux chants et danses le long de l’eau.
Un moment donné, un peintre se met à me
dessiner sur le sol avec un pinceau et
de l’eau, ce qui ne manque pas
d’attirer une foule de curieux évidemment !
Puis, il lâche son pinceau, prend une feuille et un crayon pour me dessiner. Je
ne peux m’empêcher
d’halluciner sur le monde venant
s’agglutiner autour de nous
pour regarder et prendre des photos de moi ! C’est limite gênant à
force ! Mais bon, ça doit être mon physique de rêve à la Miss France alors
j’accepte ! Non vraiment,
n’insistez pas, je ne signerai pas
d’autographes… Non, je blague évidemment, par contre, il est vrai que les
Chinois prennent des photos de moi sans cesse car d’une façon générale, ils trouvent
les Européennes très, très belles ! Vous comprenez, nous n’avons pas les
yeux bridés, ne sommes pas brunes (enfin pas toutes), et nous avons le must du
must : la peau blanche !
Pour la semaine qui commence, je suis déjà
surchargée de travail. Au programme, boulot, boulot, boulot… De quoi redonner
le sourire à tous mes chers petits amis parisiens, non ! Hé oui, c’est
peut-être chouette la vie ici, mais en entreprise, de Paris à Pékin, même
combat…
vendredi 10 octobre 2008
« Road trip » à Hong Kong, jour 4 et jour 5 (1er au 5 octobre 2008)
Samedi, enfin, la grasse matinée tant attendue,
lever
à 11h30. Aujourd’hui, c’est une journée « off », détente au
maximum. Nous prenons la ligne 6 de bus, direction Repulse Bay. Wahououou on va
à la plage, ça c’est des vacances ! Sur le front
de mer, il y a un
immeuble avec un énorme trou au
milieu. Il paraît que ce trou aurait été fait
après l’inauguration et vous savez pourquoi ? Et bien car les Asiatiques
étant très superstitieux, on aurait « oublié » de laisser passer le
dragon qui vient de la
montagne et chasse les mauvais esprits, comme le
veut le
feng shui ! Au prix des appartements, le dragon a du faire perdre un
paquet de fric au promoteur, et je ne sais pas si les mauvais esprits ont été
chassés mais en tout cas les dollars l’ont été de son porte monnaie !
Léonard part se changer dans les cabines à
proximité de la plage et moi, qui avait déjà mon maillot sur moi, me déshabille
sur la
plage ; quelle brillante idée, vu le pervers asiatique à
côté qui
prend des photos ! Une fois revenu, c’est à l’eau qu’on se jette, elle est
bien chaude, ce n’est pas La Baule ! En plus la température extérieure
avoisine les 31 degrés, c’est vraiment le
pied ! Tout est parfait jusqu’à
ce que je me prenne une énorme vague sur le bord, qui me fait rouler comme un
saucisson, dans un style complètement inélégant pour une sortie de bain, la
honte. Merci d’avoir pris une photo Léonard ! Pour nous rhabiller, nous
allons aux cabines ; je file au vestiaire des femmes et me marre toute
seule. Les cabines sont fermées par de petits rideaux
qui ne sont pas assez
grands pour couvrir la largeur alors c’est un festival de fesses ! Et un
cucul à droite, et un cucul à gauche…Des
pt’its trous, des pt’its trous, toujours des pt’its trous !
Nous reprenons le bus et nous dirigeons vers
Stanley Seafront pour déjeuner au restaurant au nom très original étant donné
l’endroit, « Le Seafront » ! Une délicieuse soupe aux raviolis
de crevettes, du pain à l’ail, un plat de friture et du riz sauté, de vrais
goinfres (surtout moi, j’avoue !). Après une balade sur le remblai, nous
allons au Stanley Market, où se vend une multitude de cochonneries en tout
genre, mais pas que ! Mais bon, c’est un bel attrape touriste quand même !
Léonard y trouve un slip taille 60 et moi un truc censé être un chien (il avait
une de ces face, on aurait dit qu’il s’était pris un mur !)
Le soir, nous dinons dans un japonais avec une
décoration très tendance et prenons un petit verre de vin dans un bar au 9ème
étage d’un immeuble, le Zenses, bar complètement « hipe, fashion, tendance
mégagroove », créé par un designer anglais dont nous
ne nous rappelons pas
le nom. Le lieu est très coloré avec un bar certi de petits cristaux de chez
Swarovski… La classe, un bar qui nous ressemble !
Le Dimanche, nous quittons l’hôtel avant midi et
partons du côté de Central pour enregistrer nos bagages, comme ça, ce sera
fait ! Le temps est très lourd, il fait une chaleur étouffante et Léonard
porte un sac à dos qui pèse 3 tonnes ! Nous
déjeunons dans le plus vieux
resto chinois de la
ville, le Lu kyu Tea House, le paradis du Dim Sum (raviolis
chinois). Le lieu semble être d’un autre temps, le routard parle d’un lieu
sorti tout droit des aventures de Tintin, « le Lotus bleu », c’est
vrai
que l’atmosphère est particulier ici. Nous commandons
7
« plats » différents, un vrai délice…
Nous prenons le bateau pour Kowloon et flânons au
gré des rues, et prenons un petit goûter de cheese cake, tarte ricotta épinard,
éclairs à la crème chantilly au Starbucks (bah oui, moi à Pékin, j’en ai des
Starbucks mais Léonard à Bogra, lui, il a, comment dire, RIEN !).
Nous prenons le train qui nous ramène à
l’aéroport ; par chance, nous sommes au même terminal. Mon
avion est à
19h45 et celui de Léonard à 22h30. Sur place nous constatons que les avions
pour Pékin (enfin la Chine en général) sont tous en retard. A 19h05,
heure
prévue de mon embarquement, je n’ai toujours pas de porte annoncée. Vu le
retard, nous décidons d’aller dîner à un japonais. Nous
commandons tout ce que
nous pouvons sur la carte, tout un tas de délicieux sushis… Nous dînons face au
tableau des
vols comme ça, il est impossible de louper mon avion. Tout a coup, en face de mon vol, le “Boarding”
apparait, zut, les gens commencent à embarquer et nos sushis viennent d’arriver ! Léonard me dit « T’inquiète pas, il y a le
temps ». Le temps, tu parles, le boarding commence a
clignoter et le
« final call » s’inscrit au tableau. WAHOU, vite, je prends mes
affaires en quatrième vitesse, laissant Léonard et ses 3 tonnes de sushis à
manger. Je me mets a courir comme une dingue
et passe la porte 40 puis la porte 41, 42 mais quelle idiote, je cours dans le
mauvais sens, ma porte est la 34 !! Je cours a contre sens sur les tapis
roulants, les gens doivent halluciner autour de moi ! J’arrive enfin à ma
porte, ils n’attendent plus que moi ! Là, catastrophe, je ne retrouve pas
ma carte d’embarquement ! Le personnel de bord me dise de me calmer, suis
au bord des larmes… Et puis, le miracle eut lieu, mon billet apparaît soudain,
ouffffff ! Je décolle 2 heures en retard, stress maximum en vol, la
carlingue vibre énormément et il faut
rester attacher pendant tout le vol à cause des trous d’air. Un vol tellement relaxant
que j’ai pensé à ma
petite soeur chérie, chloé, toujours très rassurée en avion. Enfin, une chose
est sure, vu que je vous écris, ce voyage connaît un « Happy
Ending »…
jeudi 9 octobre 2008
« Road trip » à Hong Kong, jour 3 (1er au 5 octobre 2008)
Vendredi matin, je suis particulièrement atteinte de
flémingite
aigue : impossible de me lever. Bah oui, c’est censé être des vacances et
toujours pas de grasse matinée ! Tient pour faire mon intelligente, vous
savez d’où vient cette expression ? Et bien au XVIe déjà on disait
"dormir la grasse matinée". L’adjectif
"gras" est issu du
latin "crassus" qui signifie "épais". "Faire la grasse
matinée" signifierait donc " rester
longtemps dans l’épaisseur du
sommeil". Enfin bref, j’étais naze et il fallait se lever pour récupérer
mon fameux sésame pour retourner à Pékin (pour ceux qui ne suivent pas, je
parle de mon visa !). Un peu à
la bourre, Léonard et moi nous dépêchons de
retourner au bureau des visas qui ne va pas tarder à fermer. Dans le métro, je
vérifie que j’ai bien assez
de monnaie et surtout si j’ai bien mon justificatif
de demande. Evidemment, je ne le retrouve plus ! Bah oui, je l’ai oublié à
l’hôtel, enfin je crois, ou je l’ai peut-être perdu, je ne sais plus !
Fallait bien qu’il m’arrive une tuile, ou je ne m’appelle pas Laura Le
Berre ! Et ça, Léonard confirme, ces
choses là n’arrivent qu’à moi. Vue
l’heure, plus le temps de retourner à l’hôtel pour chercher mais seul petit
détail, je n’ai aucun papier pour attester de mon identité sachant que mon
passeport est entre leurs mains et que ma carte d’identité est gentiment posée
sur mon bureau en France. Alors me voici au bureau des visas, sans papier, sans
rien à part ma carte étudiant, ça me fait une belle jambe ! La fille qui a
de l’espoir, d’autant que les visas
pour la Chine, c’est tellement facile à
avoir en ce moment ! On tente le coup quand même et figurez vous, ça a
marché ! J’aurais pu être terroriste ça aurait été la même ! En
sortant, il pleut des trombes d’eau alors et une alerte 1 au typhon est
donnée : Adieu projet d’aller faire un tour à Macao…
A la place, nous retournons du côté du marché de Wan Chai où
nous avions
repérer une sorte de grande cantine,
pas très hygiénique, la viande est stockée
dans des bassines entre des serpillères mais bon, le résultat dans les
assiettes est plutôt pas mal, vraiment appétissant. Par geste, on arrive à peu
près à faire comprendre qu’on veut du riz, du canard et de la bière. On nous
assoit à une table avec d’autre gens, très bonne franquette à la baguette.
Après s’être rassasiés, au vu du temps pourri, nous allons au Mall de
Time Square, au moins nous serons à l’abri ! Quelle bonne idée, les
centres commerciaux ici… En France, tu y vas car il fait froid dehors et tu
veux avoir chaud dedans, et bien là, c’est l’inverse ; quand tu rentres,
tu mets ton pull et quand tu sors tu l’enlèves ! Ils sont barjots à Hong
Kong avec la clim ! En nous
promenant à travers les étages, nous tombons
sur une boutique spécialisée dans le massage par des robots. J’essaie le
masseur de tête, trop drôle ! Après, nous essayons les masseurs de mollets
et pieds et faisons semblant de vouloir en acheter un car les vendeuses
comprennent vite qu’on est là juste pour faire les andouilles !
La promenade se poursuit au « temple technologique » où
Léonard s’achète un nouveau Mac et un peu plus loin, une nouvelle valise, vu
que la sienne est décédée pendant le voyage !
Nous passons au 7/11, petites supérettes locales et
achetons de quoi nous
faire un apéro : des jus de fruits frais et des chips, attention pas
n’importe quelles chips, des chips au goût de sushis au saumon. Elles auraient
été au bacon, nous n’aurions pas senti la différence !
Après ce petit break, nous sortons dîner dans un
lieu exceptionnel, le
Yung Fu. Il n’y a pas d’enseigne, un profond escalier orné de Budhas vous
emmène dans un sous-sol avec un super bar en
rotonde, ensuite vous pénétrez
dans un long couloir tamisé par une lumière rouge intense
digne d’un film, avec
un décor raffiné style « Chine ancienne », et là, vous ne tombez pas
sur une fumerie
d’opium, pas non plus dans le repère de la Triade ou au milieu
d’une secte mais bien dans un restaurant. Le style est moderne,
très soignés,
autant que la cuisine : de succulents Dim Sum, du riz dans
un bâton de
bambou (à tomber !), du poulet mijoté et surtout, le plaisir des vacances,
une bouteille de vin rouge !
Après un aussi bon dîner, nous sortons boire un
vers du côté de Lan Kwai
Fong, au
Fong, où je recroise mon colloc Danny, décidemment ! Après cela,
nous tentons de rentrer au Solas, je dis bien nous tentons car nous nous sommes
fait refouler car nous n’avions pas la carte
de membre (que entre parenthèse tu
ne peux acheter qu’à l’intérieur !). Pfffffffff, on a essayé de
rentrer
par la gauche, puis par la droite, en compagnie d’autres étrangers, rien à
faire, ce Club privé est vraiment bien trop privé ! Bande de naze, aucun
goût sur la sélection ! Nous on s’en fiche, nous avons poursuivi la soirée
au Budha Bar (original ce nom de bar en Asie, ils se sont foulés !).
Enfin, morts de fatigue, nous finissons la soirée dans notre petit resto
américain préféré au grand M jaune…
mercredi 8 octobre 2008
« Road trip » à Hong Kong, jour 2 (1er au 5 octobre 2008)
Réveil matinal en ce jeudi, ne perdons pas de vue que
je dois récupérer
un visa, sinon je deviens SDF de pays ! Après une attente d’environ une
heure, enfin mon tour, ma demande est faite, reste à avoir la surprise demain
matin du type de visa que je recevrai : L comme les touristes ou F comme
les travailleurs
de passage… 
Une petite pause Thé/café/cheese-cake au Starbucks
et nous voici d’aplomb pour nous balader dans les rues de Wan Chai.
Nous avons pris
un vieux tramway pour nous rendre au marché de
Wan Chai. Quel
endroit rigolo,
on y trouve toutes sortes de produits frais, des fruits et légumes, des
poissons dont je n’avais aucune idée de l’existence, des moules
géantes !!! Côté boucherie, ça vaut le détour, ils mangent tout,
absolument tout !
Je suis persuadée
qu’en cherchant bien, je pouvais
trouver des gencives de porcs… En poursuivant cette visite haute en couleur et
riche en odeurs… , nous sommes tombés sur un spectacle fort amusant :
à un stand boucherie, un type est allongé
comme mort avec au
dessus de sa tête,
une pancarte avec les inscriptions
suivantes : « Fresh meat for sale » !!!! Ha ça, pour être frais, c'est frais, il porte encore son tee-shirt, beurk!
Nous faisons un petit tour du côté du marché
« électronique »,
Léonard et Apple, toute une histoire… Au moins je trouve un objet collector, la
webcam playmobil.
Nos ventres commencent à gargouiller alors nous cherchons un
endroit
sympa pour déjeuner. Au mall de Time Square, à l’étage des restaurants, nous
trouvons un lieu kitschissime à souhait : le « Superstar restaurant »,
ou plutôt le Weedding restaurant. La carte est appétissante et le lieu, ho le
lieu ! Une belle salle
avec des colonnes ornées de roses blanches en
plastiques, avec du faux cristal et des nœuds rouges. On avait l’impression d’être dans
un décor carton pâte de mariage, mais où est la mariée, et qui sont tous ces
gens, les invités ?
Après ce déjeuner spectacle, promenade digestive oblige du coté
de
Causeway Bay et dans la ville ou nous avons rencontré de pauv' type déguisés en peluche (sous 30 degrés les pauvres!), et surtout petit tour au Victoria Park, fréquenté par des joggers
et des adeptes de Tai-chi-chuan. Je monte sur un des agrais sportif, et manque
de m’éjecter de peu d’un truc tournant. On va éviter de se casser quelque
chose, je n’ai pas envie de passer ma journée aux urgences !
Le soir, nous nous promenons dans les rues en
direction du «
Peak
tram », petit tram de deux rames seulement qui vous monte, penchés à 45 degrés tout en haut de la montagne, pour avoir une vue d’ensemble de la ville.
Pour y aller, nous empruntons diverses rues entre les
buildings, tous
aussi gigantesques et étonnants les uns que les autres, comme la Bank of
China,
construite par M. Pei (70 étages, 45 ascenseurs, et 368 mètres de haut), le Legco (Legislativ Council), édifice de
style colonial, siège du conseil législatif domine par Pékin, la tour Two
International Finance Centre, la plus haute de l’île avec ses 420 mètres (88
étages) en forme de fusée argentée, ou encore les deux tours du groupe
indonésien Lippo. Léonard m’explique que les habitants comparent ces tours
Lippo à des bambous habités par des koalas a cause de cubes de verres dépassant
des tours (Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier allu !
C’est sur, plus de doute, le bambou, ils le fument ici !).
Après pas mal d’attente au Peak tram, nous voici
tout en haut, c’est
incroyable, on domine toute l’île ! Mais autant vous dire qu’ici, c’est
le
rendez-vous de la photo souvenir. Avant d’arriver en haut, on vous fait passer par des tonnes de magasins où vous pouvez
acheter des petites babioles très chères et très moches du genre, une grosse
tête de Budha en plastique ou la boule a neige spéciale Hong Kong, qui fait
pleuvoir des grains de riz. Enfin, après avoir franchi tous ces minis musés des
horreurs et pris les 10 escalators, vous êtes ravis d’accéder à cette vue
extraordinaire.
Nous dînons dans un restaurant japonais du Peak.
Les sushis y sont aussi
délicieux que la vue est impressionnante. L’endroit est Zen et
trendy à la
fois, tout ce qu’il nous faut pour un moment calme après cette longue journée.
Nous décidons de sortir boire un verre du coté de Central à Lan
Kwai
Fong, fameuse rue des bars et boites. C’est ici que la vie nocturne
hongkongaise se passe. Les ruelles sont en jolies pentes pavées et il y a du
monde partout. On s’installe au Cancun (enfin Léonard est entré dans ce bar car
quand il vivait à
Hong Kong, il était trop jeune). On discutait tranquillement
du type assis a coté de nous (le chanteur a crête du groupe) lorsqu’une main
tapote sur mon épaule. Je me retourne et qui je vois, mon colloc Danny de
Pékin ! Lui aussi était
finalement allé à
Hong Kong pour ces vacances.
C’est fou comme la planète est petite ! Vous imaginez la probabilité, il y
a 6 millions d’habitants à Hong Kong ! Nous poursuivons la soirée au Zinc
avec un spectacle très drôle de filles se trémoussant de façon plutôt ridicules
autour d’une bar (ça m’a rappelé le spectacle affligeant mais non moins drôle, des horribles filles vulgaires a la boite des Folies
d’amour a Guernesey, hein Mimi, tu te rappelles !). Le pire, c’est qu’il y
en a une qui avait son copain qui filmait (Fais Amour avec la caméra !!!).
Enfin, on a bien rigolé,
c’est
l’essentiel… Ensuite nous sommes allés voir a
quoi ressemblait la très chic boite de nuit du Dragon I, célèbre pour sa cage a
oiseaux a l’entrée (on se demande pourquoi !) et son nombre de tops models
au mètre carré. C’est pour ça que nous sommes rentrés sans problème (en jean en
plus) ! C’est ça d’être beau… Je plaisante, il n’y avait pas grand monde
alors c’est la raison, sinon vous pensez bien !
Après un petit tour au Game center et au restaurant
américain, le Mac
Donald, nous sommes rentrés faire dodo, en saluant au passage un énoooooorme
cafard, et ici, ils sont tellement gros que, non, non, tu ne les écrases pas
(ils sont plus gros que ta chaussure), tu les laisses passer…
mardi 7 octobre 2008
« Road trip » à Hong Kong, jour 1 (1er au 5 octobre 2008)
Après un vol de 3h45, mon avion atterrit à Hong Kong. Tout de suite dans
l’ambiance avec ces 30 degrés, ça y est, les vacances commencent…Il ne me reste plus qu’à attendre mon acolyte de voyage, Léonard, Sciencescomien émérite, Brésilien déchu, un poil français à ses heures et Hong Kongais le temps d’une décennie. Lui arrive de Bogra, ville paumée au Bangladesh (et oui, pour avoir choisi le pire endroit sur la planète p
our faire son stage de fin d’études, il lui faut bien des vacances !!!). Je décide de l’attendre à l’arrivée des valises. J’ai bien fait car dè
s son arrivée, premier fou rire : sa valise, achetée en passant 9 euros chez un marchand de fortune, arrive sans roue ; sa valise est complètement cassée, elle ne peut même plus rouler.
Nous prenons l’Airport express qui nous mène jusqu’à l’île Hong Kon
g. Arrivés sur place, nous décidons d’achever sa valise en rejoignant l’hôtel à pied. En ce jour férié, les rues grouillent de monde, même les escaliers sont inempruntables. Nous déposons les bagages à l’hôtel et rejoignons sa mère pour un petit tour en ville. Nous prenons le bateau direction Kowloon. Pour un peu de légende, Kowloon signifie les « Neuf Dragons ». L’empereur Ping aurait dénombré 8
montagnes sur le site et donc 8 dragons car chaque
montagne en abriterait un, selon la tradition chinoise. Mais comme les souverains étaient comparés à ces animaux mythiques (rien que ça !), on en ajouta un neuvième pour l’empereur Ping.
Nous flânons sur Nathan Road,
artère principale de Kowloo
n longue de plus de 4 kilomètres, patchwork sans fin de magasins, restos, échoppes en tout genre, hôtels, sans oublier toutes sortes de boutiques de luxes. Des enseignes aux idéogrammes de toutes les couleurs, dans toutes les langues masquent les immeubles, et avec toute cette foule, le lieu est étourdissant.
Nous poursuivons la promenade à l
’hôtel Peninsula, bâtit en 1928, très huppé, très guindé, tout moi, quoi ! Nous prenons l’ascenseur, tout en bois, jusqu’au 28ème étage pour aller boire un verre, plusieurs même au Félix, lieu incroyable du fait de sa vue panoramique et du magnifique design du mobilier dessiné par notre Philippe Starck national, et oui Madame ! La vue est imprenable sur la skyline de l’île. Les toilettes son
t aussi grandioses, avec des pissotières qui surplombent tout Hong Kong, un pipi à vous donner le vertige !
Après avoir étanché notre soif, nous filons sur les berges de Kowloon pour regarder le feu d’artifice. Nous ne sommes pas les seuls, à la différence près que nous, nous regardons le spectacle en live dans le ciel, et oui les autres préfèrent filmer la scène avec leur portable ! Ils sont étranges quand mêm
e les gens parfois…
Nous nous dirigeons vers Admiralty et dinons au Zen. Un canard laqué que je ne suis pas prête d’oublier, c’est booooooooonnnnnn…, et ce autour d’une discussion portée sur mon drame quotidien au boulot : les Chinois avec leur horrible haleine et odeur
corporelle d’ail crue. Ça fait sourire comme ça mais en réalité c’est un vrai cauchemar, ça soulève le cœur, à tel point qu’un matin j’ai failli vomir, (véritable spasme à l’appui) sur ma collègue de boulot qui n’arrête pas de souffler toute la journée. Le nez
caché dans mes manches de pull, je supplie qu’une boite de chewing gum entière lui tombe dans le bec…
Après cette bonne soirée, nous retournons a l’hôtel, repos bien mérité après un lever a 4h du matin.
lundi 29 septembre 2008
Temple des lamas et course au visa...(23 au 29 septembre 2008)
Mardi, Camille m’a invitée à déjeuner dans un lieu très sympa, le « Dine and
Wine », resto tenu par un Belge où l’on peut se boire un petit verre de vin rouge. Complètement dingue de nourriture asiatique, il m’a quand même bien plu de manger un petit carpaccio de saumon sur un lit de salade, et des pâtes au gorgonzola, ho my God du fromage, ce que ça peut me manquer !
Mercredi matin, lever sous des trombes d’eau, ce qu’il pleut fort ici. Quand ça tombe, mieux vaut avoir un parapluie, sinon… Arrivée au bureau, les portiers vous attendent et vous distribuent des petits sacs plastiques pour que vous y mettiez vos parapluies mouillés. C’est d’une aberration de faire ça, ce n’est vraiment pas « développement durable ». Un parapluie, ça sèche, non ?
Le soir, Danny m’emmène dîner dans un bouiboui terrible… Nous nous asseyons, ouvrons la carte et commandons un peu au pif (c’est le cas de le dire, vous comprendrez pourquoi après !), car tout est en chinois. La commande part en cuisine et au moment où le serveur ouvre la porte, je plonge directement dans la cuisine. De toute évidence, l’hygiène n’est pas leur priorité. J’imagine à peine ce que l’inspection sanitaire française pourrait dire : « On vous met en prison pour tentative d’empoisonnement de vos clients » ! Le sol, les murs, les casseroles…, tout est immonde. Un serveur s’aperçoit soudain que je regarde avec dégoût et se précipite pour fermer la porte. Il me regarde, me sourit et se rassoit et là, commence à se faire un décrottage de nez comme j’avais rarement vu, complètement infecte ! Il a réussi par je ne sais quel tour de passe-passe à faire disparaitre son index dans son nez !! Vu son acharnement, je pense que son doigt va finir par ressortir par l’oreille… Après ça, il se lève, entre en
cuisine et en ressort avec nos plats, huuuuummm, bon appétit. Cela dit, c’était très bon, comme quoi !
Après le diner, j’accompagne Danny chez le coiffeur ! Quel bon moment de rigolade, c’est sûr, on ne connaît pas ça chez nous ! La coiffeuse est à l’évidence bien plus intéressée par sa série B chinoise, qui passe à la télé que par ce qui se passe pour vos cheveux. Une chose est sûre, il est hors de questions que je lui confie ma tête…
Depuis le début de la semaine, je galère pour mon visa. La fille qui doit m’aider à en obtenir un autre m’informe que le commissariat de police n’a jamais transmis mon enregistrement d’identité aux ambassades, je n’existe pas ! Seule solution, retourner à ce commissariat pour réitérer une demande d’inscription. Une vraie horreur à faire quand vous savez qu’ils ne parlent pas un mot d’anglais. Pour cela, il me faut un interprète et les papiers officiels de mon bail qui attestent de mon adresse. Mon colloc se porte volontaire, un vrai jeu d’enfants, nous irons jeudi matin.
Le matin du renouvellement d’inscription, impossible de mettre la main sur ces foutus papiers, on se met à retourner tout l’appartement… Nulle part ! Alors là, c’est la cata car sans ces papiers, pas d’enregistrement et donc pas de nouveau visa ! Nous appelons la fille de l’agence immobilière pour qu’elle nous en fournisse un autre mais elle nous explique que nous avons le seul original existant. Là, c’est la panique ! Nous lui demandons une copie mais elle n’a pas l’air très intéressée de nous aider. Quand il s’agit de nous demander de l’argent, elle est là à n’importe quelle heure mais quand il s’agit d’aider, elle est « so sorry but very busy ! ». A partir de ce moment, je suis entrée dans la troisième dimension…
Pour trouver une solution, nous tentons de joindre notre autre colloc Dado, parti à New York pour deux semaines, dernier en date à s’être servi des papiers de bail. Il nous assure que les papiers sont dans sa chambre. Sa chambre est mise à sac (ça ne fait rien, il est très bordeliique), et toujours pas de papier. Sur facebook, il nous envoie un « Ho Ho » !. Qu’est-ce que ça veut dire « Ho Ho » ? Et là, c’est le drame, il a les papiers sous les yeux, dans sa valise à New York ! Je vais le tuer !!!!!!
Mon visa expire le 4 octobre, celui de Danny, le 7 octobre et notre colloc a notre sésame entre les mains mais à New York, et ne rentre que le 6 octobre. Faites le calcul, nous sommes dans le Caca… Même Chronopost ne peut plus nous sauver !
Dado nous envoie des copies par mail, nous allons tenter de les faire passer. Après 4 allers/retours au commissariat ce même vendredi, car ça ferme entre midi et deux, car on n’a pas les photocopies, car on doit attendre une heure pour leur faire plaisir. En gros après des heures de stress, d’arrachage de cheveux, de frôlement de la crise de nerf, et d’idées meurtrières qui vous traversent l’esprit au commissariat, j’obtiens un papier provisoire d’enregistrement, à prouver avec les papiers officiels au retour de Dado. Pour mon visa, c’est tout simplement trop tard, je dois sortir du pays. Mon entreprise m’a pris un billet pour Hong Kong, je pars du 1er au 5 octobre. Et oui, c’est les vacances chinoises pendant cette période, ça tombe bien. Comme ça, à Hong Kong, je
refais un visa et j’y passe mes vacances, chouette non !
Vendredi soir, pour retrouver un peu de moral, Camille et moi sortons prendre l’apéro au Face, un lieu où l’on boit du vin dans des lits à opium lounge, où l’on grignote des « tapas indiens », un vrai délice. Après, nous sommes allées faire un tour à la boite du China Doll.
Réveil tar
dif samedi, et journée repos à l’appart, après avoir couru partout, quel bonheur de se poser un peu. Pour aller à l’extrême détente, je me suis offert une heure de massage thérapeutique, fait par un médecin dans un centre Spa très beau et très zen, le Long Island. Il m’a remis tout le corps en place, un vrai miracle… Par contre, il faut le dire, je n’ai pas choisi le massage totale détente aux huiles, du coup, ça faisait parfois mal, très mal, mais là, quel bien-être, un corps tout neuf.
Samedi soir, très grosse soirée à l’appartement avec une vingtaine de personnes
puis sortie au Vic’s, boîte de nuit connue sur Pékin. Très amusante cette soirée, mise à part le fait que j’ai percuté violemment une fille et mon nez s’est encastré dans sa tête. J’ai entendu un énorme « craaaaaaaaaaaackkkkkkk », depuis j’ai toujours mal et suis enflée, manquerait plus qu’il soit cassé !
Dimanche, je prends le métro, direction le quartier de Dongcheng pour aller visiter
le temple des lamas. Allergiques à l'encens, s'abstenir...
En deux mots, le Temple des Lamas (Yonghegong en chinois mandarin ce qui signifie littéralement Palais de l'harmonie éternelle) est le plus grand et sûrement le plus beau temple lamaïste de Pékin (Beijing). Situé au nord-est de la ville, ce complexe érigé en 1694 fut d'abord la résidence d'un prince, les premiers
Lamas s'installèrent dans un des pavillons en 1732. Il abrite actuellement 70 moines. En cette semaine de vacances, de nombreuses personnes se
pressent pour venir y prier. Quel endroit magique, je vous assure. Je remarque que les photos du Dalaï-lama ont toutes été enlevées… Y aurait-il un malaise ?
Le mot de la fin est dédié à mon cher père :
« joyeux anniversaire mon petit papa… »
mardi 23 septembre 2008
Temple du ciel, sorties et Cie... (19/20/21/22 septembre 2008)
Vendredi soir, Camille m’a proposé une petite soirée chez un ami à elle. Allez,
c’est parti… Après une longue hésitation au rayon vin de la supérette, j’opte pour un chilien ; malheureusement, le Saumur Champigny n’a pas l’air d’exister dans ce pays, pas faute de chercher depuis 2 semaines… On arrive à la soirée, dans un appart très cosy, entre ambiance/déco lounge et zen (Bouddha est partout en Chine). Très bonne surprise, il y a de nombreuses nationalités différentes, j’aime ces ambiances cosmopolites…, tellement cosmopolites que je discute avec un paquet de gens intéressants. Patati tu
viens de New York et tu tiens une galerie d’Art à Pékin, patata, tu es Italien et tu
travaille pour la télévision… Je finis par m’asseoir à côté d’un jeune homme pour grignoter mon poulet/salade et nous entamons la conversation. Il bosse depuis 3 ans à Pékin, dans l’audit, va être muté sur Shangai, sa boîte lui propose de travailler 1 an au Bangladesh, etc., mais le plus exotique de l’histoire, c’est qu’il vient de Vertou (vous savez « mon village » à côté de Nantes) ! Oui, il a de la famille dans le quartier de la Grammoire ! Le monde est vraiment petit...
La soirée se poursuit dans un Bar dans le quartier de Sanlitun, « le KOKOMO », endroit
à la mode, où l’on danse la salsa et l’on boit des mojitos en plein air, sur une terrasse montée en haut d’un immeuble. Vraiment sympa, mais vus les prix des verres, la clientèle est essentiellement étrangère. En plus la vue est assez effrayante : vous prenez conscience avec toute cette hauteur que Pékin est noyée dans un brouillard de pollution des plus épais, je n’avais jamais vu ça ! C’est sûr, on oublie le footing…
Samedi après-midi, je prends un taxi et c’est avec un temps radieux que je me
dirige vers le Temple du ciel 天坛 (Tiān Tán), situé au sud de Beijing, dans le district de Xuan Wu. Pour un peu de culture, dans l'ancienne Chine, l'empereur était considéré comme le « fils du ciel », qui administrait les tâches sur terre à la place d'une autorité céleste. C'est dans ce Temple que l'Empereur avait coutume de se rendre une fois par an, au solstice d'hiver, afin de prier le Ciel pour de bonnes récoltes.
Malgré un nombre incalculable de touristes et Chinois locaux, le lieu me séduit. Je flâne
sur les petits chemins détournés pour m’imprégner du lieu. Les Chinois sont quand même étranges, si vous laissez ne serait-ce que 20 cm entre vous et quelqu’un lorsque vous faites la queue, ils se faufilent entre votre coude et vous passent devant, mais c’est normal ! Certains m’ont littéralement écrabouillé les pieds pour passer ; en sandale c’était parfait, et surtout le « pardon » n’existe pas. Entre le parc Tiantan, l’autel du ciel, la voûte céleste impériale et surtout la salle de la Prière pour de bonnes moussons, la visite a bien duré 3 heures. Mais sous ce temps magnifique, c’est un pur bonheur. Je m’apprête à prendre la sortie, mais un Chinois me tire le coude et me demande de regarder son appareil photos : et là, c’est moi que je vois ! Il est ravi de me montrer qu’il y a une heure, il a pris une photo avec moi ! Bizarres ces Chinois !
Le soir, mon colloc Danny m’invite à une soirée Soccer Ball avec ses amis. Là encore, un melting pot incroyable de gens de tous les horizons avec un dîner mexicain : houououou du Guacamole !!!!!!!!! Pour 100 RMB, l’équivalent de 10 euros, c’est open bar et open bouffe…, ne nous privons pas…
De retour à l’appart, mauvaise surprise, plus d’électricité…, le noir complet. Et nous voilà parti, le kit de papiers de l’appartement sous le bras, faire toutes les banques de la rue pour recharger la carte d’électricité. En vain… Nous voici partis pour le Mac Donald car Danny se souvient vaguement d’avoir vu une machine à recharger là-bas. Une fois sur place, impossible de faire marcher l’engin mais au moins, je repars avec un Big Mac, malheureuse goinfre que je suis ! De retour à l’appart’, toujours dans le noir, mon colloc’ appelle un numéro magique et l’électricité réapparait : pas trop tôt, y en avait marre d’entendre les cafards marcher sans pouvoir les voir, sales bestioles, y en a partout ici ! La nuit, je les entends marcher sur mon parquet…
En ce jour de repos dominical, il fait bien frais, seulement 26° car il pleut des trombes d’eau alors pour ma part, je reste chez moi. Imaginez, si cette pluie acide, chargée de pollution me tombe dessus, elle risquerait de me faire des trous dans les joues ! Non, je plaisante mais, pour une fois, qu’il est doux de ne rien faire… Je me mets devant « Wall-E » de Pixar, un peu de douceur dans ce monde de bruts.
Aujourd’hui, retour au boulot, pause déj’ au japonais du coin, et un petit saut à un sorte de Séphora local : je ne comprends rien, tout est en chinois ; je m’achète un shampoing, un gel douche et je galère à
trouver une crème hydratante pour le corps, bizarre, vu le temps sec ici, ils en vendent forcément. Je finis par trouver des tubes avec des jolies photos de fruits, c’est forcément ça ! De retour au bureau, je décide pendant l’après midi d’essayer discrètement ma nouvelle crème hydratante à l’abricot. Huuuuuuummmmmm qu’elle sent bon… J’en mets un peu dans ma main et étale discrètement la lotion sur ma jambe. Horreur, il y a pleins de grains, c’est pas de la crème hydratante mais une crème peeling désincrustante ! Quelle andouille, je regarde le tube de plus près et lis : « Scrub », tout le monde sait ce que ça veut dire !!! Après la javel, me voici encore une fois, comme une neuneu, du produit sur la cuisse, qu’il faudrait que je pense sérieusement à aller rincer. Mon collègue est mort de rire…
Ce soir, mes collocs m’ont emmené au « Hooter », resto typiquement américain où le moindre plat ne descend pas en dessous de 1000000 calories, beurk, beurk, beurk… Je ne sais pas vous mais moi, des frites au beurre de cacahuète et du ketchup, ça me régale pas, heureusement que j’avais mangé une soupe aux raviolis de crevettes et nouilles au Hongkongais d’à côté.
Mes collocs Kit et Danny, sont sortis se faire masser, après mon expérience de l’autre fois, je vais attendre un peu je crois… Vu le résultat, ai-je eu tort ?























